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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

Lundi 31 mars 2003
Tronc Commun 1 : Endoscopie
AS0009

FAISABILITE ET RENTABILITE DIAGNOSTIQUE DE LA CAPSULE ENDOSCOPIQUE (CE) DANS L'EXPLORATION DES SAIGNEMENTS DIGESTIFS INEXPLIQUES

 

(1) A De Leusse, (2) B Landi, (2) C Cellier, (2) J Edery, (2) F Bloch, (2) R Jian
(1) Gastroentérologie, Paris, HEGP, Paris
(2) Service de Gastroentérologie, HEGP, Paris


Mots clés :
1 Stratégie Clinique
94 Hémorragie Digestive
97 Entéroscopie

L'entéroscopie poussée (EP) est la méthode de référence d'exploration des saignements digestifs inexpliqués. La CE est une technique non invasive d'exploration du grêle, mais dont la faisabilité et la rentabilité diagnostique restent à préciser.


Buts


Evaluer : (1) la faisabilité de l'examen par CE, (2) la rentabilité diagnostique de la CE dans le diagnostic des saignements digestifs inexpliqués.


Méthodes


De janvier à octobre 2002, 30 patients (17 H-13 F ; âge moyen 58 ans) ont été explorés par CE pour anémie ferriprive récidivante (30 %) ou hémorragie extériorisée (70 %), non expliquées par une endoscopie haute et basse. Un transit du grêle (53 %), un entéroscanner (43 %) étaient négatifs. Le taux d'Hb était en moyenne de 6,8 g/dL et 73 % des patients avaient été transfusés. Tous les patients recevaient une préparation par PEG, la veille de la CE. La qualité de l'image était gradée au niveau du tiers proximal, médian et distal de l'intestin grêle : présence importante d'aliments = 1, présence de résidus alimentaires = 2, liquide teinté = 3, transparence ou absence de liquide = 4.


Résultats


Vingt-six patients sur 30 (87 %) ont eu un examen complet du grêle par CE avec un temps moyen de transit du grêle de 237 min. Chez un patient, l'enregistrement est interrompu après 43 min sans cause évidente. Chez 2 patients, la capsule n'a pas franchi le pylore au cours des 8 h d'enregistrement. Les patients suivants ont eu un ASP 2 h après l'ingestion de la capsule, avec dans 3 cas une rétention gastrique supérieure à 2 h traitée par une injection d'érythromycine IV. Chez l'un de ces patients, l'examen du grêle était incomplet. Le score de qualité d'image était en moyenne de 3,8 dans le grêle proximal, 3,3 dans le grêle médian et 2,2 dans le grêle distal. Un examen considéré satisfaisant (score > 2) du tiers distal n'était possible que chez 41 % des patients. La CE a mis en évidence une cause potentielle de saignement chez 40 % des patients : angiodysplasies (17 %), saignement actif (17 %) et ulcérations (13 %). Chez un patient, une tumeur ulcérée du grêle suspectée par la CE n'a pas été retrouvée en entéroscopie per opératoire. Une EP, réalisée chez 60 % des patients, a mis en évidence une origine potentielle au saignement chez 35 % des patients : angiodysplasies (23 %), érosions (6 %) et tumeur stromale méconnue par le CE (6 %). Les 2 examens avaient la même valeur diagnostique 11 fois, la CE était supérieure à l'EP 3 fois et l'EP supérieure à la CE 3 fois.


Conclusion


L'examen du grêle par la CE a été incomplet chez 13 % des patients, le plus souvent du fait d'une rétention gastrique prolongée. La qualité de l'image est satisfaisante sauf dans le tiers distal du grêle. Dans notre série, la rentabilité diagnostique de la CE était équivalente à celle de l'EP.


Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320

 

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