éditorial
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Les Journées Francophones de Pathologie
Digestive
2002
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2501 inscrits, près de 2000 passages à
l'Espace d'Enseignement Electronique ouvert pour
la première fois pendant les 5 jours, 271
communications orales ou affichées, voici
quelques chiffres des Journées Francophones
de Pathologie Digestive 2002 à Nantes.
Chiffres records jamais atteints en province,
qualité des présentations et des
sessions scientifiques, excellente participation
aux symposiums organisés par l'industrie...
tout ceci est vrai et doit être mis au crédit
de cette manifestation francophone qui est l'objet
d'un intérêt soutenu des participants
toujours plus nombreux et le fruit de l'excellence
des Comités d'Organisations et du prestataire
BCA. Une grande fierté donc et des félicitations
pour tous ceux qui ont contribué à
produire, et mettre à notre disposition
cet espace d'enseignement, d'échanges et
de communication.
Quelques inquiétudes aussi devant la diminution
importante (20%) de résumés originaux
soumis à la sélection, traduisant
un recul sans précédent de la production
scientifique, notamment de la recherche clinique,
de notre spécialité. Bien sûr
les causes de cette diminution sont nombreuses
et pas toutes alarmantes : le regroupement des
équipes dans les essais multicentriques
et la diminution de l'attrait pour certains thèmes
jusque là porteurs de très nombreux
travaux (hépatites virales ou H pylori)
sont probablement vrais.
Mais il faut aussi parler des difficultés
croissantes de la recherche clinique. Il ne s'agit
pas nécessairement de celles des «
grandes équipes » structurées
et/ou soutenues que celles éprouvées
par les équipes de recherche clinique «
plus modestes », constituées à
l'échelon d'un service de soins ou d'un
hôpital, et qui ne peuvent plus se consacrer
à la recherche clinique parce que :
> la mise en oeuvre des projets de recherche est d'une complexité administrative
et technique croissantes ;
> le financement même « léger » est difficile à
obtenir ;
> le temps consacré à la recherche disparaît devant l'ampleur
toujours croissante des tâches de soins et
administratives ;
> les internes, qui, en échange de leur formation, assurent leur part
de soins et de recherche, ont déserté
les services d'hépato-gastroentérologie
;
> les 35 heures des personnels de santé ne compensent pas le manque
chronique de personnel notamment affecté
à la recherche clinique.
Les manques de temps, d'argent et demains, ne sont pas manques d'idées
oude motivations. Ils doivent trouver unesolution
qui passe par une analyse précise des causes
et la mise en oeuvre d'une politique adaptée,
notamment en matière de démographie
médicale, defilières de formation
des spécialistes et d'incitation à
la recherche. Il s'agit là d'un enjeu crucial
pour notre spécialité qui nous concerne
tous, professionnels de la SNFGE et universitaires
d'hépato-gastroentérologie.
Pr. Etienne DORVAL
Secrétaire Général SNFGE
Juin 2002
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