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CO.111 - A.C.T.E.S : Étude de l’Association entre la Concentration plasmatique, la Tolérance et l’Efficacité du sorafénib, chez les patients débutant un traitement palliatif pour carcinome hépatocellulaire

C. Toulouse, A. Debaillon-Vesque, J.M. Péron, E. Assenat, D. Béchade, M. Debette-Gratien, M. Molimard, S. Bouchet, S. Shili, J.F. Blanc

Introduction

Le sorafénib, inhibiteur oral multi-cibles de tyrosine kinase, est indiqué en première ligne de traitement palliatif du carcinome hépatocellulaire (CHC) avancé. L’impact sur la survie des patients est limité et les effets secondaires invalidants fréquents, conduisant à de nombreuses interruptions thérapeutiques. A l’heure actuelle, aucun facteur clinique ou biologique ne permet de prédire efficacement la réponse au traitement et donc de sélectionner les patients avant l’initiation du traitement. En revanche, plusieurs études ont suggéré un impact significatif de la pharmacocinétique de la molécule sur la prédiction de l’efficacité et de la tolérance du traitement. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre la concentration plasmatique en sorafénib, la survenue d’effets indésirables et l’efficacité du traitement. 

Patients et Methodes

114 patients ont été inclus dans cette étude prospective multicentrique et 60 patients ont bénéficié d’un dosage de la concentration plasmatique à S4 sans adaptation de dose préalable. Le recueil des EI était réalisé aux consultations de suivi à S4, S8 et S16

Résultats

Parmi les 60 patients, 36 (60%) ont eu au moins un effet indésirable de grade ≧II et 9 (15%) de grade III. La valeur moyenne de la concentration plasmatique réalisée quatre semaines après l’initiation du traitement était de 4725,28ng/mL avec une forte variabilité interindividuelle. La concentration plasmatique moyenne chez les patients ayant présenté un effet indésirable de grade III était significativement supérieure que chez les autres patients (p=0,0218). En analyse multivariée, aucun autre facteur que la concentration ne semblait associé à la survenue d’effets indésirables de grade ≧III. Il n’y avait aucune corrélation entre concentration plasmatique et survie globale et sans progression.

Discussion

Conclusion

La mise en évidence d’une association entre concentration plasmatique et toxicité peut faire discuter la mise en place d’une surveillance plasmatique du traitement. Ceci pourrait avoir un impact majeur sur la prise en charge clinique en permettant de prévenir les effets indésirables impactant la qualité de vie de ces patients fragiles et en optimisant la poursuite du traitement sur le long terme. D’autre analyses sont nécessaires afin de confirmer cette association et de permettre la définition d’un seuil ou d’une fourchette en tant que cible thérapeutique.

Remerciements