JFHOD

P.264 - Attitudes et pratiques du personnel soignant devant une exposition à un risque infectieux viral hépatique au centre hospitalier périphérique de Bouafi

K. El Montacer, M. Tahiri Joutei Hassani, F. Haddad, W. Hliwa, A. Bellabah, W. Badre

Introduction

Les accidents d'exposition au sang (AES) demeurent fréquents et mettent en danger la vie des professionnels de santé du fait du risque de contamination virale. Ceci constitue un problème majeur de santé publique notamment dans les pays en voie de développement. L'objectif de notre travail est d'évaluer les connaissances, les attitudes et les pratiques des professionnels de santé concernant la transmission des hépatites virales lors des AES et de proposer des actions de sensibilisation dans le cadre d'une politique de prévention.

Patients et Methodes

C'est une étude épidémiologique, descriptive et transversale menée dans un centre hospitalier périphérique sur une période de 2 mois, juin et juillet 2018. Le support de l'enquête est un questionnaire individuel et anonyme comprenant trois grandes rubriques: données sociodémographiques et professionnelles, les attitudes et pratiques devant un AES et les connaissances des affections virales à transmission sanguines. l'analyse des résultats est faite sur fichier Excel. 

Résultats

Soixante-dix soignants ont répondu au questionnaire avec un taux de participation de 28,68%. L'âge moyen des répondeurs est de 46 ans (24 ans-60 ans), majoritairement des femmes (71,79%) avec un sexe ratio de 3,23.

Le statut professionnel du personnel ayant répondu au questionnaire comporte: 16 techniciens de laboratoire, 1 technicien de radiologie, 15 médecins, 6 chirurgiens, 25 infirmiers, 2 sages femme, 3 femmes de ménage et 2 agents de service; ayant une ancienneté professionnelle moyenne de 19,94 ans.

Parmi les 70 participants, 32 étaient victimes d'un AES, mais uniquement 6 ont fait le suivi de façon arbitraire combinant la surveillance des enzymes hépatiques et l'éventuelle séroconversion. Six ont recherché le statut sérologique du patient source. L'infection à VIH est la plus redoutée et l'infection par l'HVC est estimée être, par le personnel évalué, au risque de transmission le plus élevé.

Dans notre étude, 46 soignants ne connaissaient pas leur statut sérologique et 23 n'étaient pas vaccinés. En post-exposition, 1 personne a reçu des immunoglobulines anti-HVB et 5 sont vaccinés.

Discussion

Conclusion

Ce travail montre avec acuité la nécessité de mettre en place un véritable programme préventif anti-AES au Maroc et d'élaborer de façon urgente un plan d'action pour amorcer une lutte efficace et adaptée contre les infections virales chez les soignants vue la gravité et les dépenses engendrées pour la prise en charge du personnel atteint.

Remerciements