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P251 - Chimiothérapie par FOLFIRI en deuxième ligne pour le traitement palliatif du cholangiocarcinome en progression tumorale après une première ligne de chimiothérapie : étude pilote

Lemoinne Sara, Bumsel Franck, Afchain Pauline, Rosmorduc Olivier, Fartoux Laetitia
Introduction

Le cholangiocarcinome est une tumeur de très mauvais pronostic. En raison du diagnostic souvent tardif, la majorité des patients auront un traitement médical palliatif par chimiothérapie. En première ligne, le traitement actuellement recommandé est la combinaison gemcitabine et sels de platines qui offre une survie de 15 à 18 mois. En cas de progression tumorale, aucune option thérapeutique n'est actuellement validée en deuxième ligne. L'objectif de cette étude pilote est d'évaluer la tolérance et l'efficacité en terme de réponse tumorale et survie globale d'une chimiothérapie par FOLFIRI (5FU et Irinotecan) dans le cholangiocarcinome non résécable après échec d'une première ligne par gemcitabine et sels de platines.

Patients et Méthodes

Quinze patients présentant un cholangiocarcinome localement avancé ou métastatique en progression tumorale documentée après une première ligne thérapeutique par gemcitabine et oxaliplatine (14 cures en moyenne) ont été traités par FOLFIRI en deuxième ligne.

Résultats

La localisation tumorale chez les 15 patients (sex ratio H/F = 1/3, age médian 65 ans, PS 0 à 2) était la suivante : 3 cancers de la vésicule biliaire, 1 ampullome Vatérien, 4 cholangiocarcinomes hilaires et 7 cholangiocarcinomes intra-hépatiques. Onze patients (73%) présentaient des métastases à la date du diagnostic (métastases ganglionnaires, hépatiques ou péritonéales). La survie médiane après début du FOLFIRI était de 258 jours soit 8.5 mois. Un contrôle tumoral a été obtenu chez 53 % des patients (8/15) : aucune réponse complète, réponse partielle chez 3 patients (20%) et stabilité tumorale chez 5 patients (33%). La médiane de survie sans progression était de 107 jours soit 3.5 mois. Les toxicités observées étaient hématologique chez 6 patients (40%) (dont 4 avec toxicité de grade 3-4) et digestive chez 4 patients (26%) (dont 0 avec toxicité de grade 3-4).

Conclusion

Chez les patients avec cholangiocarcinome non résécable en progression tumorale après une première ligne thérapeutique par gemcitabine/platines, une chimiothérapie par FOLFIRI permet un contrôle tumoral dans 50 % des cas avec une tolérance acceptable.