JFHOD

P.200 - Comparaison de l’idarubicine à la doxorubicine dans la chimioembolisation du carcinome hépatocellulaire intermédiaire

G. Roth, Y. Teyssier, M. Abousalihac, L. Varennes, A. Seigneurin, J. Ghelfi, C. Sengel, T. Decaens

Introduction

La chimioembolisation (CE) artérielle hépatique est le traitement de choix des CHC intermédiaires utilisant comme principale drogue, la doxorubicine sans véritable preuve de sa supériorité. Une récente étude de phase 1 a suggéré l’intérêt de l’idarubicine dans cette technique (Guiu, 2014). Notre objectif est de comparer l’efficacité de l’idarubicine à la doxorubicine au cours de la chimioembolisation dans le traitement du CHC. 

Patients et Methodes

Tous les patients ayant bénéficié d’une chimioembolisation hépatique entre janvier 2012 et décembre 2014 sur le CHU Grenoble-Alpes ont été inclus. La doxorubicine et idarubicine étaient administrées soit par chimioembolisation lipiodolée (CEL) soit par l’utilisation de billes chargées, puis systématiquement suivies d’une embolisation. Chaque patient traité par idarubicine a été appariés à 2 patients traités par doxorubicine sur les critères suivants : nombre de tumeurs, la taille tumorale, score de Child-Pugh, taux de plaquettes et statut de performance OMS. Cet appariemment a été effectué en aveugle des données d’efficacité anti tumorale. Toute chimioembolisation était évaluée radiologiquement en aveugle à 1 et 3 mois post chimioembolisation par TDM ou IRM hépatique selon les critères mRECIST.

Résultats

Respectivement 60 et 30 patients traités par doxorubicine et idarubicine ont été inclus. Les groupes doxorubicine et idarubicine étaient comparables avec respectivement 23,3 et 28,3% de nodules tumoraux uniques, une taille tumorale moyenne de 49,5 and 40,5 mm et un score de Child-Pugh A dans 86,7 and 70,0% des cas. Le taux de réponse tumorale objective était76,7 et 73.3% (p=0,95), et le contrôle tumoral était de 90 et 86,7% dans les groupes doxorubicine et idarubicine.

Le suivi médian était de 30,6 et 35,1 mois dans les groupe doxorubicine et idarubicine, avec une survie sans progression de 7,7 mois dans les 2 groupes (p = 0,5864). Les taux globaux de complication après CE à la doxorubicine et à l’idarubicine étaient respectivement de 38,3 et 36,7%.

Discussion

Conclusion

Cette étude restrospective suggère que la chimioembolisation à base d’idarubicine pourrait représenter une alternative à la chimioembolisation à base de doxorubicine dans le traitement du CHC intermédiaire.

Remerciements