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CO.122 - Description et facteurs associés à l’hétérogénéité spatiale de la prévalence en 2014 de la maladie de Crohn en France : une étude écologique menée à partir des données PMSI

M. Genin, M. Fumery, F. Occelli, G. Savoye, B. Pariente, L. Dauchet, C. Vignal, M. Body-Malapel, J. Giovannelli, H. Sarter, C. Gower-Rousseau, G. Ficheur

Introduction

Une variation géographique significative de l'incidence des cas de maladie de Crohn (MC) suggère le rôle de facteurs environnementaux dans sa pathogenèse. Les objectifs de ce travail étaient d'étudier la distribution spatiale des cas de MC en France à partir de la base du Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information (PMSI), d’étudier les facteurs associés à l’hétérogénéité spatiale et d’identifier des clusters de sur-prévalence.

Patients et Methodes

Les patients avec un code diagnostique de MC ont été recherchés dans la base PMSI entre 2007 et 2014. Pour étudier la répartition spatiale de la prévalence sur cette période, une unité spatiale à échelle fine (5610 unités au niveau national) a été utilisée. Les résultats ont été exprimés en fonction du ratio de prévalence standardisé (SPR). Une régression écologique a mesuré l’association entre le risque de MC et les caractéristiques des unités spatiales, telles que l’accès au centre de référence le plus proche, l’urbanisation et la ruralité, le niveau socio-économique (FDep index), la latitude, et la distance aux activités industrielles polluantes. La recherche de clusters de sur-prévalence a utilisé la méthode des statistiques de balayage spatial elliptique.

Résultats

Un total de 129 089 patients avec une MC ont été identifiés, avec une prévalence nationale en 2014 de 203/105habitants. Une hétérogénéité spatiale significative a été retrouvée (P ≤ 0,0001) (Figure 1). La régression écologique a mis en évidence une association significative entre d’une part le risque de MC et d’autre part le niveau socio-économique le plus faible (Risque Relatif (RR) = 1.05 [1.02-1.08]) et l’urbanisation (RR=1.08 [1.05-1.15]). L’analyse spatiale a détecté 16 clusters avec un sur risque de MC variant de 1,40 [1,31-1,50] à 1,90 [1,65-2.19]. 

Discussion

Conclusion

Les résultats de cette étude écologique suggèrent que la répartition géographique française de la MC n'est pas uniformément distribuée. Seize clusters à sur-risque de MC ont été identifiés. Les populations les plus pauvres et les zones industrialisées étaient associées à un risque plus grand de développer une MC.

Remerciements