JFHOD

C.089 - Efficacité de la stimulation électrique gastrique vs pyloromyotomie endoscopique chez les malades souffrant de gastroparésie avec nausées et/ou vomissements : résultats d’un étude prospective multicentrique contrôlée

G. Gourcerol, J.M. Gonzalez, B. Bonaz, S. Fontaine, F. Mion, P. Basile, A. Gilibert, A. Labonde, B. Coffin, J. Jacques, F. Zerbib

Introduction

La pyloromyotomie endoscopique (G-POEM) est une nouvelle approche thérapeutique dans la gastroparésie réfractaire, quelle qu’en soit l’expression symptomatique. A l’inverse, la stimulation électrique gastrique (SEG) est réservée aux patients souffrant de nausées et/ou vomissements réfractaires, que la vidange gastrique soit ralentie ou non. L’efficacité de ces deux techniques n’a jamais été comparée chez les patients souffrant à la fois de gastroparésie et de nausées et/ou vomissements réfractaires au traitement médical.

Patients et Methodes

Deux cohortes prospectives multicentriques de patients traités par SEG (cohorte Enterra; NCT 00903799) ou G-POEM (NCT 04024709) ont étés analysées. Les patients souffrant de gastroparésie, confirmée par un test de vidange gastrique, avec nausées et/ou vomissements [sous score GCSI (gastroparesis cardinal symptoms index) de vomissement ≥ 2] réfractaires au traitement médical ont été retenus pour l’analyse. Le critère de jugement principal était le taux de succès à 24 mois (M24) définit par 1/ une diminution d’au moins 1 point du sous score GCSI à M24 et 2/ l’absence de recours prématuré à la technique concurrente (SEG ou GPOEM) avant M24 pour inefficacité clinique de la première. Les critères de jugements secondaires incluaient la variation quantitative du sous score GCSI de vomissements, le score GCSI total, et la qualité de vie mesurée par le score GIGLI (gastrointestinal quality of life index) à M24.

Résultats

Cent soixante trois patients ont été retenus pour cette étude. Sur 96 patients traités par SEG, 18 avaient un sous-score GCSI de vomissement < 2, 31 une vidange gastrique normale, et 13 ont été exclus (retrait du consentement, perdus de vue…). Parmi les 67 patients traités par G-POEM, 26 avaient un sous-score GCSI de vomissement < 2 et 11 ont été exclus (perdus de vue…). Au total, 65 patients ont été sélectionnés dont 34 traités par SEG et 31 par G-POEM. Les patients étaient comparables en âge et en sexe à l’entrée de l’étude, avec un nombre non différent de malades diabétiques. Le score GCSI à l’entrée n’était pas différent entre les 2 groupes, bien que le sous score GCSI de vomissements était plus élevé dans le groupe GES (3.0[2.7-3.2]) que dans le groupe G-POEM (2.7[2.4-2.8]; p=0.02). A M24, le taux de succès dans le groupe GES était de 61.7% (21/34) et de 70.9% (22/31; p=0.60). Trois patients dans le groupe G-POEM avaient eu recours à la SEG avant 1 an de suivi. Les scores GCSI et le sous-score GCSI de vomissements ainsi que la qualité de vie étaient améliorés à M24, avec une magnitude non différente entre les 2 groupes.

Discussion

Conclusion

Malgré un sous-score GCSI de vomissements plus élevé à l’entrée chez les patients traités par SEG, cette étude prospective multicentrique n’a pas retrouvé de différence entre SEG et G-POEM en terme d’efficacité symptomatique ou de qualité de vie chez les patients souffrant de gastroparésie et de nausées et/ou vomissements réfractaires au traitement médical.

Remerciements