JFHOD

P.09 - Efficacité des dilatations endoscopiques dans la prise en charge de l’achalasie

H. Horma, H. Abid, M. Figuigui, A. Lamine, M. Lahlali, N. Lahmidani, M. Elyoussfi, M. Elabkari, S.A. Ibrahimi, D.A. Benajah

Introduction

L’achalasie primitive de l’œsophage est un trouble moteur idiopathique de L’œsophage défini par l’absence de contractions propagées (apéristaltisme) au niveau du corps de l’œsophage ; et par un défaut de relaxation du sphincter inférieur de l’œsophage en réponse aux déglutitions. Le diagnostic est orienté par l’endoscopie et affirmé par la manométrie œsophagienne. Le but de notre étude et d’évaluer l’efficacité de la dilatation endoscopique chez les patients présentant une achalasie pris en charge au sein de notre service. 

Patients et Methodes

Il s’agit d’une étude rétrospective s’étalant sur une période de  9 ans entre janvier 2009 et décembre 2017, incluant  tous les patients ayant une achalasie dont le diagnostic était  retenu sur un ensemble d’arguments cliniques, endoscopiques, manométriques et radiologiques. L’efficacité du  traitement a été jugée sur le Score d’Eckart. L’échec était défini par l’absence d’amélioration ou un nombre de dilatation >3.

Résultats

88 patients ont été inclus avec un âge moyen de 45,31 ans [extrêmes 18-81 ans] et dont 55,6%% avaient un âge < à 45 ans. Le sexe ratio était de 1,04. Le maitre symptôme était la dysphagie (100% des cas) suivi de la régurgitation dans 72,7% et l’amaigrissement dans 54,5%. Le  score moyen d’Eckart avant la réalisation de la dilatation était de 5,75. La fibroscopie œso-gastro-duodénale a été réalisée chez tous les patients et avait mis en évidence une stase salivaire et ou alimentaire dans 63,6% et un ressaut positif dans 81,8%. La manométrie a été réalisée chez 81,8%% et a confirmé le diagnostic d’achalasie dans tous les cas. La TOGD faite dans 43,1%. La moyenne de dilatation était de 1,72 séance par patient [extrêmes 1 à 8 séances]  avec un taux de réussite de 87,5%. Le succès initial sans recours à d’autres séances de dilatation était de 65,9% et la tranche d’âge la plus concernée par cette réponse thérapeutique était celle comprise entre 20 – 40 ans (plus de 80%). Le score moyen d’Eckart après dilatation était de 1,5 (extrêmes 0 à 8). La récidive clinique, nécessitant d’autres séances de dilatation, était survenue chez 30 patients soit 34,9% dont 18 (60%) ont nécessité moins de 3 séances avec bonne évolution. 73,3% de ces patients avaient une rechute lors de la première année. L’échec de la dilatation était observé chez 12 patients (13.6%) dont 5 patients opérés alors qu’on a continué la dilatation chez 7 autres. On a colligé un seul cas de perforation post dilatation ayant nécessité  le recours à une chirurgie en urgence.

Discussion

Conclusion

Selon les résultats de notre étude la dilatation œsophagienne est une technique efficace (un taux de réussite de 87,5%). « En pratique, compte tenu de la moindre invasivité de la dilatation pneumatique et au vu des résultats de l’étude, il semble préférable de débuter l’approche thérapeutique d’une achalasie par une (ou des) dilatation(s) par voie endoscopique et de ne recourir à la POEM ou à la chirurgie que dans un second temps, en cas d’échec de la dilatation pneumatique »

Remerciements