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CO.25 - Everolimus comme traitement après embolisation ou chimioembolisation de métastases hépatiques de tumeur endocrine digestive : étude de phase II FFCD 1104 -EVACEL-GTE

T. Walter, C. Lepage, R. Coriat, E. Barbier, G. Cadiot, F.X. Caroli-Bosc, T. Aparicio, K. Bouhier-Leporrier, O. Hentic, A.C. Dupont-Gossart, M. Duluc, C. Lepere, T. Lecomte, D. Smith, C. Petorin, I. Iwanicki Caron, M. Ducreux, F. Gay, C. Lombard-Bohas, T. Debaere

Introduction

La (chimio)-embolisation est indiquée dans le traitement des métastases hépatiques isolée ou prédominante des tumeurs neuroendocrinnes (TNE-GI). L'embolisation hépatique augmente les niveaux de VEGF circulant. L'évérolimus, traitement systémique approuvé dans les TNE-GI, a un effet anti-angiogénique. Notre hypothèse est que l'évérolimus peut améliorer la survie sans progression hépatique (hSSP) post-embolisation.

Patients et Methodes

EVACEL est une étude monobras de phase II multicentrique prospective chez des patients ayant des métastases hépatiques de TNE-GI de grade 1-2 prédominantes et progressives dans les 12 mois. L'éverolimus (10 mg/jour) était débuté dans les 7 jours suivant l'embolisation, dès que le grade maximum des toxicités hépatiques est redevenu de grade 1. Le critère principal était la hSSP à 24 mois (≥35% est suffisant pour démontrer une efficacité, 50% est attendu).

Résultats

Parmi les 74 patients inclus dans l'étude, 42% étaient des femmes, avec un âge médian de 66 ans (extrême: 43-86). La tumeur primitive était dans le jejunum-iléon pour 86% et de grade G1 (43%) ou G2 (57%). Le pourcentage d'envahissement hépatique médian était de 30% (extrême : 1-80) et 51% des pts avaient des métastases extra-hépatiques. Les pts étaient précédemment traités par analogues de la somatostatine pour 74% d'entre eux. Les pts ont eu 1 (n=19), 2 (n=54) ou 3 (n=1) embolisations, sans (n=21, 13 pts) ou avec chimiothérapie associée à l’embolisation (n=109, 61 pts). Soixante sept (90.5%) pts étaient éligibles pour la prise d'évérolimus. L’objectif sur le critère principal n’a pas été obtenu : 20 (30%) des 67 patients recevant l’évérolimus (et non 31) étaient en vie et sans progression à 24 mois post-embolisation. L’hSSP médiane (IC 95%) était de 18.5 (14.0-22.8) mois. Quarante (54%) et 30 (41%) pts ont eu une réponse objective (RECIST 1.1) et une maladie stable, respectivement (1 pt n'était pas évaluable). La survie sans progression médiane (IC 95%) et la survie globale médiane étaient de 16.9 (12.6-22.4) et 51.0 (32.9-60.3) mois, respectivement. Les toxicités de grade 3-4 les plus fréquentes (>5%) chez les patients ayant eu une embolisation et reçu de l'évérolimus (n=67) étaient une cytolyse hépatique (55%), une fatigue (19%), une diarrhée (16%), une anémie (12%), cutanées  (9%), une hypertriglycéridémie (7.5%) et une mucite (6%).

Discussion

Conclusion

L'éverolimus peut être administré après une embolisation. Les résultats de cette combinaison sont encourageants.

Remerciements

Clinical trial

NCT01678664 (clinicaltrials.gov)

 

Remerciements

Novartis Pharma AG a subventionné l'étude