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P309 - Exploration de la motricité antro-pyloro-duodénale par manométrie haute résolution au cours de la gastroparésie

Tissier Fanny, Melchior Chloé, Leroi Anne Marie, Ducrotté Philippe, Gourcerol Guillaume

Introduction

La gastroparésie touche prés de 0.5% de la population générale et altère la qualité de vie, voire le statut nutritionnel des patients. La manométrie antro-duodénale permet d'explorer la motricité antroduodénale, mais les techniques d'enregistrement conventionnelles, qui ne possèdent que 6 voies d'enregistrement, n'explorent que les contractions propagées sur plus de 10 cm et ne permettent pas de mesurer la pression pylorique. Le but de ce travail était d'explorer la motricité antro-pyloro-duodénale par manométrie haute résolution, et d'identifier les paramètres moteurs associés à la gastroparésie.

Patients et Méthodes

La motricité antro-pyloro-duodénale a été étudiée à jeun pendant au moins 3h par manométrie haute résolution (1 capteur de pression/cm sur 36 cm) chez 22 volontaires sains (VS) et 13 patients gastroparétiques (PG ; diabétiques : n = 1 ; post-chirurgie : n = 1 ; idiopathique : n = 11). Le positionnement trans-pylorique de la sonde a été vérifié par videofluoroscopie. Les contractions étaient définies par la présence d'une onde contractile >50 mmHg sur au moins 3 voies consécutives. La fréquence des contractions antrales, duodénales, ou antro-duodénales, et la pression basale pylorique étaient mesurées au cours des phase I et II du complexe moteur migrant (CMM). L'amplitude, la durée et la propagation des phases III ont également été étudiées. Le temps de demi-vidange gastrique (T1/2) a été mesurée par le test respiratoire à l'acide octanoique marqué au 13C.

Résultats

La sonde n'a pu être positionnée chez 2 VS, et le tracé était ininterprétable chez 4 GP lié à une dérive manométrique de la sonde. Une phase III du CMM était notée chez tous les sujets à l'exception d'un VS. La fréquence des contractions antrales, duodénales et antro-duodénales n'étaient pas différentes entre VS et PG au cours des phases I ou II du CMM. La pression basale pylorique n'était pas différente entre VS et PG (7.4±4.2 vs 4.5±3.1 mmHg ; p>0.05), sans correlation avec le T1/2. Enfin, les caractéristiques de la phase III du CMM étaient similaires entre les 2 groupes

Conclusion

Notre étude n'a pas retrouvé de différence entre VS et GP dans les paramètres de la motricité antro-pyloro-duodénale de jeune.