JFHOD

P.338 - Franchir les obstacles de l’élimination du virus de l’hépatite C (VHC) : données de vie réelle chez les patients historiquement défavorisés ayant une infection chronique par le VHC et traités par glécaprévir/pibrentasvir

J. Foucher, P. Lampertico, M. Peck-Radosavljevic, M. Bondin, W. Mazur, L. Magenta, A. Porcalla, E. Crown, Y. Jalundhwala, Z. Zhang, K. Mimidis, R. Hazzan, N. Marques, S. Bourgeois

Introduction

Afin d’atteindre l’objectif d’élimination du virus de l’hépatite C (VHC) fixé en 2030 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il est important de traiter les patients historiquement défavorisés, qui sont sous-représentés dans les essais d’enregistrement ou pour lesquels le traitement avait été précédemment différé. La combinaison glécaprévir/pibrentasvir (G/P) est approuvée pour le traitement de l’infection chronique par le VHC de génotypes (GT) 1 à 6. Cette analyse poolée évalue l’efficacité en vie réelle, la tolérance, et les PROs (Patient Reported Outcomes : résultats déclarés par les patients) de G/P pour les sous-groupes sélectionnés de patients historiquement défavorisés ayant une infection chronique par le VHC.

Patients et Methodes

Les données des pays suivants ont été poolées : Autriche, Belgique, France, Grèce, Israël, Italie, Pologne, Portugal, Suisse (13 Nov 2017–20 Mai 2019). Les patients âgés de ≥ 18 ans avec une infection chronique par le VHC de GT1-6 avec ou sans cirrhose compensée, naïfs de traitement ou pré-traités ont été inclus. Les patients ont reçu G/P selon l’AMM locale et/ou à la discrétion du médecin traitant (1414 [85%] ont reçu G/P pendant 8 semaines). Le pourcentage de patients dans la population d’intérêt avec un suivi suffisant (PISS) qui ont atteint la réponse virologique soutenue 12 semaines après le traitement (RVS12) a été évalué au total et par sous-groupe. Le changement moyen dans les PROs a été rapporté (questionnaire « 36-Item Short Form Health Survey » [SF-36], composantes mentales [MCS] et physiques [PCS]) depuis l’inclusion jusqu’à la RVS12 (différence minimale importante ≥ 2,5). La tolérance a été évaluée chez les patients ayant reçu ≥1 dose de G/P. 

Résultats

Parmi les 1660 patients qui ont reçu ≥1 dose de G/P, 536 (33 %) étaient des usagers de drogues illicites, 176 (11 %) avaient un trouble psychiatrique, 250 (17 %) avait un antécédent d’usage d’alcool, 15 (1 %) avaient une observance faible au traitement, 451 (28 %) étaient sans emploi et 397 (27 %) n’avait pas de diplôme. Dans la population PISS, le taux de RSV12 total était de 96,7 % (1020/1055), de 96,4 % (919/953) chez les patients traités pendant 8 semaines, et élevé (> 95 %) dans tous les sous-groupes (Figure). Les changements moyens depuis l’inclusion concernant les composantes mentales (MCS) et physiques (PCS) étaient respectivement de 3,1 (9,6) et 1,6 (7,7). Aucun évènement indésirable grave n’a été rapporté dans la population totale (N=1660), 5 patients (0,3 %) ont arrêté G/P en raison d’évènements indésirables attribués au traitement. Les événements indésirables les plus fréquents étaient l’asthénie (2,3 %), la fatigue (2,3 %) et les céphalées (1,9 %). 

Discussion

Conclusion

Le traitement par G/P était hautement efficace, bien toléré et a permis une amélioration des PROs en vie réelle chez les patients historiquement défavorisés ayant une infection chronique par le VHC. Une mise à jour des données sur les PROs et sur la RVS12 sera présentée.

Remerciements

Le plan, la conduite, l'analyse et le financement de l'étude ont été assurés par AbbVie. AbbVie a participé à l'interprétation des données, ainsi qu'à l'examen et à l'approbation du contenu du présent document. Tous les auteurs ont eu accès aux données d’intérêt et ont participé à l’écriture, à la relecture et à la validation de l’abstract final. 

Le support pour la rédaction médicale a été réalisé par Brandy Menges, PhD, et Paul MacCallum, PhD, de Fishawack Communications Ltd, financé par AbbVie.