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P19 - GNRI : le marqueur le plus sensible de dénutrition en gériatrie

Schneider Stéphane M, Schneider SM, Albrecht C, Arab N, Estran S, Vecchio V, Quaranta JF, Négrel M, Guérin O, Brocker P, Hébuterne Xavier
Introduction

Il est impératif de dépister la dénutrition en gériatrie, mais un élément majeur manque souvent : le poids habituel. L'indice de risque nutritionnel gériatrique (GNRI) utilise le poids idéal selon les formules de Lorentz à la place du poids habituel. Le but de cette étude a été de comparer le GNRI à d'autres marqueurs de dénutrition chez des malades âgés hospitalisés.
 

Patients et Méthodes

99 malades (23H, 76F), d'âge moyen 86 ans (75-98), admis en services de court-séjour et moyen-séjour gériatriques, ont été inclus consécutivement sur une période de 45 jours. Le pourcentage de perte de poids, l'IMC, le MNA-SF, le NRI et le GNRI ont été calculés. Dans la mesure où il n'existe pas de "gold standard" dans le diagnostic de dénutrition, nous avons assumé que cette dernière était correctement diagnostiquée par la positivité d'un ou plusieurs marqueurs (avec donc une spécificité et une valeur prédictive positive de 100 %) et nous avons calculé la sensibilité et la valeur prédictive négative pour chaque marqueur (tableau).
 

Résultats

Quatre malades n'ont pas pu être pesés. Le poids habituel n'a pas pu être obtenu chez 41 malades et le MNA-SF chez 43. Le GNRI et l'IMC ont donc été obtenu chez 95 malades, la perte de poids et le NRI chez 58 et le MNA-SF chez 56 d'entre eux. La prévalence de la dénutrition était de 52 % en court-séjour et de 81 % en moyen-séjour.

Sensibilité et valeur prédictive négative dans le diagnostic de dénutrition

 

Sensibilité

Valeur prédictive négative

IMC < 21

75,4 %

69,4 %

Perte de poids > 10 % en six mois

27,9 %

43,6 %

NRI < 97,5

90,2 %

85,0 %

GNRI < 92

100 %

100 %

MNA-SF < 12

85,2 %

79,1 %

 
 

Conclusion

Dans une population de gériatrie, le GNRI est le marqueur le plus sensible de dénutrition et peut être obtenu chez la plupart des malades. Son calcul devrait donc faire partie du bilan systématique d'admission, avec pour but l'évaluation des risques liés à la dénutrition.