JFHOD

P.321 - Identification de facteurs pronostiques de survie après progression chez les patients traités par sorafenib pour carcinome hépatocellulaire avancé

E. Ramjane, J. Vergniol, J.B. Hiriart, A. Debaillon-Vesque, F. Chermak, B. Lapuyade, J.F. Blanc

Introduction

Pendant plus de dix ans le Sorafénib a été le seul traitement systémique efficace du carcinome hépatocellulaire (CHC) avancé. Depuis 2016, plusieurs molécules ont prouvé leur efficacité en seconde ligne, après traitement par Sorafénib. Néanmoins, les patients en échec du Sorafénib ne tireront pas tous bénéfice de ces nouveaux traitements. Le but de cette étude était d’identifier les facteurs pronostiques de survie post-progression (SPP) chez les patients avec un CHC avancé, traités par Sorafénib. 

Patients et Methodes

Parmi 505 patients ayant débuté un traitement par Sorafénib dans notre centre, 275 ayant présenté une progression tumorale ont été inclus dans l’étude. Les données ont été rétrospectivement analysées au moment de la progression et le type de progression a été recueilli et classé en cinq catégories : augmentation de taille d’une lésion intra/extra-hépatique connue, nouvelle lésion intra/extra-hépatique et progression macrovasculaire. 

Résultats

La SPP médiane de la population de l’étude était de 4,27 mois et ses facteurs de mauvais pronostic indépendants étaient le Performans statut (PS) ECOG ≥2 (Hazard ratio (HR) = 2,57 ; Intervalle de confiance (IC) 95% 1,78-3,71 ; p<0,001), le score de Child-Pugh (CPS) >B7 (HR = 1,82 ; IC 95% 1,19-2,79 ; p=0,006) et l’alphafoetoprotéine (AFP) ≥ 400 ng/ml (HR = 1,44 ; IC 95% 1,04-1,97 ; p=0,02). La progression macrovasculaire semblait influer sur la SPP mais pas de manière indépendante. 

Parmi ces patients, 48,7% étaient potentiellement éligibles à un traitement de seconde ligne selon les critères usuels des essais cliniques (CHILD A / B7, PS 0-1). Leur SPP médiane était significativement plus longue que les patients non éligibles (respectivement 6,53 mois contre 1,77 mois ; p <0,001). Dans ce sous-groupe, l’AFP (HR = 1 ; p<0,001), la consommation excessive d’alcool (HR = 1,60 ; IC 95% 1,05-2,45 ; p=0,029) et surtout la progression par augmentation de taille d’une lésion intra-hépatique (HR = 1,69 ; IC 95% 1,11-2,56 ; p=0,014) influaient indépendamment sur la SPP. 

Discussion

Conclusion

Un PS ≥ 2, une AFP ≥ 400 ng/ml, un CPS > B7, la consommation excessive d’alcool et le type de progression semblent être associés à une SPP plus courte et devraient être pris en compte dans les décisions thérapeutiques après progression sous Sorafénib. 

Remerciements