JFHOD

P.002 - Impact de l’approche totalement mini-invasive en prone position lors de l’œsophagectomie avec anastomose intra-thoracique sur la tolérance ventilatoire péri-opératoire : une comparaison avec l’approche hybride (cœlioscopie et thoracotomie droite) moderne

D. Bergeat, A. Guled Shabel, E. Gaignard, H. Beloeil, L. Sulpice, B. Meunier

Introduction

Évaluer les bénéfices de l’approche totalement mini-invasive des œsophagectomies (TMIE) selon Lewis Santy (LS) en prone position sur la tolérance ventilatoire peropératoire.

Patients et Methodes

Tous les patients ayant bénéficié d’une oesophagectomie selon LS par voie TMIE ou hybride (HMIE) entre 2014 et 2018 ont étés inclus. Les patients ont tous bénéficié d’une intention de prise en charge moderne incluant une préparation pulmonaire et nutritionnelle, une approche abdominale par cœlioscopie, une péridurale thoracique, une exclusion pulmonaire pour le groupe HMIE et une ventilation protectrice. Le critère de jugement principal était la variation de la Fi02 au cours de l’intervention.

Résultats

Sur les 77 patients inclus, 40 TMIE et 37 HMIE ont été réalisées. Aucune différence n’a été observée sur les caractéristiques préopératoires (Age, sexe, IMC, indication, traitement préopératoire, comorbidité). L’étude de la variation de la FI02 avec une ANOVA à 2 facteurs en mesures répétées a montré une augmentation significative de la Fi02 nécessaire dans le groupe HMIE tout au long de l’intervention (interaction type abord * temps, P<0.001). La durée opératoire du temps thoracique était supérieure dans le groupe TMIE (médiane=165.00min IQR [120.00, 210.00]) par rapport au groupe HMIE (125.00min [120.00, 150.00], P=0,001). Le taux de complication pulmonaire, le taux de fistule et la durée d’hospitalisation étaient comparables entre l’approche TMIE et HMIE (30% vs 43,2%, P=0,332; 10,8% vs 10%, P=0,44, 16,50 jours [14-28] vs 16 jours [12-30] P=0,252 respectivement).

Discussion

Conclusion

L’approche totalement mini-invasive avec abord thoracique en prone position apporte un bénéfice car elle diminue le recours à une hyperoxie peropératoire, déjà démontrée comme délétère du fait de l’hyperréactivité  bronchique induite et la  formation  de  radicaux  libres.

Remerciements