JFHOD

P.359 - La calprotectine fécale permet-elle de prédire la récidive endoscopique post-opératoire dans la maladie de Crohn ?

I. Akoch, H. Abid, A. Lamine, M. Lahlali, N. Lahmidani, M. El Yousfi, D.A. Benajah, S.A. Ibrahimi, M. Elabkari

Introduction

Au cours de la maladie de Crohn, la majorité des patients doivent subir au moins une résection intestinale au cours de leur maladie. La maladie rechute après résection intestinale chez près de la moitié des patients à 10 ans. La connaissance des facteurs prédictifs de la  récidive endoscopique post-opératoire permet de distinguer les groupes à risque de rechute, et ainsi optimiser la prise en charge post-opératoire des patients en adaptant le traitement. 

Matériels et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective analytique portant sur une période de 10 ans, incluant 67 patients atteints d’une maladie de crohn ayant subi une résection chirurgicale. L’objectif de notre travail est d’évaluer les facteurs prédictifs de  récidive endoscopique (définie par un score de rutgeerts > ou égal à i2.) et d'évaluer la corrélation entre la calprotectine fécale et la récidive endoscopique.

Résultats

L’âge moyen de nos malades était de 37.25 ans [17-74 ans], avec une légère prédominance masculine. 68.7% étaient tabagiques. La localisation iléocoecale (77.61%) était la plus fréquente. Le phénotype fistulisant a été objectivé chez 42.4% (n=28). 13 patients avaient des manifestations anopérinéales (19.7%). Le geste opératoire a consisté en une résection iléo-caecale dans 95.5% des cas. La longueur de la résection était supérieure à 50 cm dans 47.7% des cas. Un granulome sur l’histologie de la pièce opératoire a été objectivé chez 20 patients. Le traitement post-opératoire était prescrit selon un algorithme préétabli. Il s’agissait essentiellement de l’azathioprine chez 38 patients et l’anti-TNF chez 16 cas. Le score de Rutgeerts était supérieur ou égal à i2 chez 36 patients (53.73%). Le délai moyen du traitement en post-opératoire était 26 jours. En analyse univariée et multivariée, 2 facteurs étaient significativement associés à un risque élevé de récidive endoscopique: Le tabagisme (p=0.044) et la concentration de la calprotectine fécale (p=0.0001). Pour une valeur de 150 ug/g, la sensibilité et la spécificité de la calprotectine fécale pour distinguer les patients en récidive endoscopique était de 84.61% et 76.19% respectivement. 

Discussion

Conclusion

On peut conclure après notre étude qu’un seuil au-dessous de 150 ug/g est prédictif d’une rémission endoscopique. 

Remerciements