JFHOD

P.439 - La maladie hémorroïdaire : résultats des ligatures élastiques

S. Nsibi, R. Ennaifer, M. Ayari, B. Bouchabou, F. Ben Farhat, H. Ben Nejma

Introduction

La maladie hémorroïdaire(MH) reste sans doute la plus fréquente des affections proctologiques .Il existe plusieurs approches thérapeutiques : le traitement médical, le traitement instrumental en particulier la ligature élastique et le traitement chirurgical. La ligature élastique des hémorroïdes (LEH) demeure le principal traitement instrumental dans notre pays. Le but de notre travail était d’évaluer le résultat et la tolérance à court et long terme de la LEH.

Patients et Methodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective descriptive monocentrique s’étalant sur 4 ans (2014-2018) .Nous avons colligé tous les patients qui ont été traités par LEH en ambulatoire. Les données démographiques, cliniques et endoscopiques  relatives aux patients et à leur maladie ont été étudiées. La saisie des données a été faite en utilisant le logiciel Excel.

Résultats

Trente-sept patients ont été inclus avec nette prédominance masculine: sex ratio (H/F)=7,7. L’âge moyen était de 46 ans. Sept patients avaient des antécédents familiaux de MH. 17% des patients étaient tabagiques et 43% consommaient de l’alcool. La symptomatologie prédominante était les rectorragies suivies des proctalgies et de constipation chez 32,17 et 12 patients respectivement. L’examen proctologique était motivé par une anémie dans 28% des cas ayant nécessité une transfusion chez 3 patients. Deux tiers des patients avaient des hémorroïdes internes (HI) garde 2 selon la classification de Goligher; 30% avaient des HI grade 3. Le nombre moyen de paquets hémorroïdaires était de 2,25. L’indication à une LEH était un échec du traitement médical dans 70% des cas. Le nombre moyen des séances de LEH était de 4 séances [1-12] ; de même pour le nombre moyen des élastiques (la moyenne = 4 élastiques par patient). La LEH était compliquée d’un saignement minime chez 5 patients (14%). Onze patients avaient présenté des douleurs dans les 6 heures suivant la ligature dont 5 patients ont nécessité le recours à des antalgiques. Parmi eux deux patients avaient  des douleurs très intenses en rapport avec l’ulcération après chute d’escarres. Trois cas de thrombose hémorroïdaire externe ont été décrits. La LEH était  compliquée d’un abcès anal qui a été drainé chirurgicalement chez un patient. L’évolution était bonne dans la majorité des cas (80%). Deux patients ont eu recours à la chirurgie devant l’échec du traitement instrumental. Nos patients ont été suivis sur une période moyenne de 20,4 mois [1-72].

Discussion

Conclusion

Dans notre série, le traitement instrumental des hémorroïdes internes symptomatiques par ligature élastique était efficace et dénoué de complications graves dans la majorité des cas. Ces résultats étaient concordants voire meilleurs  aux données de la littérature ce qui souligne la place importante de la ligature élastique dans la prise en charge de la maladie hémorroïdaire.

 

Remerciements