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CO0 - La neuromodulation dans le traitement de l'incontinence anale sévère : à propos de 40 cas consécutifs

Faucheron Jean-Luc, Duffournet V, Bost R, Bonaz B
Introduction

La neuromodulation peut être proposée dans le traitement d'une incontinence anale sévère d'origine neurogène ou idiopathique, lorsque le traitement médical a échoué.

 

Patients et Méthodes

Nous rapportons les résultats de ce traitement chez 40 patients consécutifs traités par le même chirurgien entre août 2001 et juin 2004. La durée moyenne de l'incontinence était de 5 ans. Il s'agissait de 33 femmes et 7 hommes, d'une moyenne d'âge de 59 ans (29-89). Tous les patients avaient eu un traitement médical, 26 une rééducation et 9 une intervention chirurgicale. La neuromodulation consistait en un test temporaire de stimulation sacrée, suivi en cas d'efficacité par l'implantation définitive d'un neurostimulateur.

 

Résultats

Vingt neuf des 40 patients ont eu un test largement positif, qui a conduit à l'implantation définitive. Parmi les 11 autres patients, l'indication a été considérée secondairement comme mauvaise dans 5 cas. Une sixième patiente attend l'implantation. Parmi les 29 patients, 23 ont eu des suites simples. Six patients ont développé une complication : infection du site du stimulateur dans 2 cas, déplacement de l'électrode dans un cas, dysfonctionnement du stimulateur dans un cas, douleurs dans un cas et sérome dans un cas. L'incontinence anale, jugée sur le score de Vaizey, est passée de 6 à 17 après implantation chez les 24 patients ayant eu une amélioration. La pression moyenne de repos chez ces patients est passée de 57 à 46 cm d'eau (NS) et la pression moyenne de contraction de 92 à 84 cm d'eau (NS). La durée moyenne de la contraction volontaire est passée de 19 à 18 secondes (NS).

 

Conclusion

La neuromodulation est une technique sûre et efficace chez les patients sélectionnés. Cependant, il ne semble pas y avoir de corrélation entre les résultats cliniques et le résultat manométrique.