JFHOD

P.157 - La pathologie gastro-intestinale à éosinophiles : à propos de 12 cas

B. Hasnaoui, M. Mahmoudi, A. Ouni, A. Khsiba, M. Medhioub, L. Hamzaoui, M.M. Azouz

Introduction

Les pathologies digestives à éosinophiles forment un groupe hétérogène de maladies chroniques caractérisées par une infiltration éosinophilique importante d’un segment du tube digestif. Contrairement aux œsophagites à éosinophiles dont les critères diagnostiques et la prise en charge sont actuellement bien établis, Les gastro-entérites (GEE) et colites à éosinophiles (CE) restent des pathologies rares dont le diagnostic et l’évolution demeurent imprécis.  Le but de notre travail est de décrire  les caractéristiques cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives des GEE et des CE.

Patients et Methodes

Il s’agit d’une étude rétrospective étalée sur une période de 5 ans (2013–2017), incluant tous les cas GEE et CE. Le diagnostic a été établi par la présence d’une infiltration à éosinophiles sur des biopsies  gastroduodénale, iléale ou colique et après exclusion de toute cause parasitaire ou maladie extra-digestive.

Résultats

Douze cas ont été colligés, 8 femmes et 4 hommes. L'âge moyen de nos patients était de 37,2  ans [12-74 ans]. Il s’agit de 8 cas de CE, 2 cas de GEE et 2 cas de gastro-entéro-colite à éosinophiles. Un terrain d’atopie a été retrouvé dans le tiers des cas (N=4). Les circonstances de découverte étaient une diarrhée chronique dans  7 cas, des douleurs abdominales 4 cas, des vomissements 2 cas et une ascite dans 2 cas. Une hyper-éosinophilie sanguine était notée chez  5 patients (41,66 %). Le dosage des IgE sériques pratiqué chez 7 malades montrait un taux élevé dans trois cas.  Pour les GEE, la fibroscopie digestive haute avait montré une gastropathie nodulaire dans 3 cas, une gastrobulbite érosive dans 2 cas et duodénite nodulaire dans 1 cas. Pour les CE, l’iléocoloscopie était normale dans la majorité des cas (n=6) et avait montré des ulcérations coliques superficielles dans 2 cas. Le traitement préconisé chez nos patients était à base de ralentisseurs de transit dans 2 cas, des dérivés salicylés dans 6 cas et  de corticothérapie systémique dans 4 cas. L’évolution était favorable dans la majorité des cas. Un seul patient atteint d’une GEE, a présenté une récidive suite à l’arrêt des corticoïdes et ayant nécessité le recours aux thiopurines.

Discussion

Conclusion

Les GEE et CE restent des maladies rares bien que leur fréquence est augmentée au cours des dernières années.  Leur diagnostic repose sur l’histologie et l’exclusion des autres causes d’hyper éosinophilies.

Remerciements