JFHOD

P.462 - La relation entre l’épaississement colorectal à l’imagerie et les lésions retrouvées à l’endoscopie

S. Ayassi, Z. Boukhal, F. Haddad, M. Tahiri Joutei Hassani, W. Hliwa, A. Bellabah, W. Badre

Introduction

La découverte d’un épaississement digestif à l’imagerie constitue une indication fréquente pour une endoscopie digestive. Mais au cours de cet examen, des lésions significatives digestives ne sont pas toujours retrouvées. L’objectif de notre travail est d’évaluer la fréquence des lésions endoscopiques colorectales en cas de présence d’un épaississement digestif retrouvé à l’imagerie, ainsi que sa relation avec les différents symptômes rapportés par les patients.

Patients et Methodes

Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective menée sur une période de 2 ans (de juillet 2017 à juillet 2019) au service d’endoscopie digestive. Nous n’avons inclus dans notre étude que les patients dont l’indication de la colonoscopie était la présence d’un épaississement digestif à la TDM abdominale ou à l’IRM. Nous avons exclu les malades qui présentait un épaississement du carrefour iléo-caecal, ainsi que ceux dont l’examen endoscopique n’était pas concluant à cause d’une mauvaise préparation. 

Résultats

Durant cette période, 127 patients se  sont présenté pour un épaississement colorectal. L’âge moyen de nos patients était de 53,8 ans, avec un sex-ratio de 1,3. Un antécédent de néoplasie colorectale a été retrouvé chez 4 cas et de cancer gynécologique dans 13 cas. Parmi ces épaississements digestifs, 23% intéressaient le rectum, 56% le colon gauche, le colon transverse dans 3% des cas, le colon droit dans 15% des cas et un seul patient présentait un épaississement pan colique. Des lésions endoscopiques concordant avec l’épaississement digestif à l‘imagerie ont été retrouvé dans 51,1%, dont 38% étaient d’origine tumorale, et 11% étaient d’origine inflammatoire, 4% d’origine radique, et 5% en rapport avec une diverticulose sigmoïdienne. Dans 41% des cas, aucune lésion endoscopique n’a été retrouvée. Concernant les patients chez qui des lésions endoscopiques ont été retrouvées, les indications de l’imagerie étaient comme suit : des rectorragies dans 41% des cas, une douleur localisée dans 10%, un syndrome sub occlusif dans 10%, des diarrhées chroniques dans 11%, une constipation dans 12% et 3 cas dans le cadre d’un bilan de surveillance de cancer. Alors que chez les cas avec une colonoscopie normale, la principale indication de l’imagerie était des douleurs abdominales atypiques (52% des cas).

Discussion

Conclusion

La présence d’un épaississement colorectal à l’imagerie justifie indiscutablement un complément endoscopique, mais il est important pour le clinicien de vérifier les indications des examens radiologiques afin d’éviter des colonoscopies abusives.

Remerciements