JFHOD

P.504 - Les immunosuppresseurs seuls sont-ils capables d’entrainer une cicatrisation des fistules dans la maladie de Crohn ?

A. Choukri, F. Haddad, A. Bellabah, W. Hliwa, M. Tahiri Joutei Hassani, W. Badre

Introduction

La maladie de crohn est responsable d'une inflammation  chronique de la paroi intestinale  à l'origine de plusieurs complications dont les fistules qui peuvent être internes ou externes, et dont la prise en charge peut être médicale ou chirurgicale.Le but de notre travail est d'évaluer l'efficacité des immunosuppresseurs (IS) seuls à entrainer une cicatrisation de ces fistules comparativement au traitement chirurgical.

Patients et Methodes

Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur tous les cas de maladie de crohn fistulisante, suivis dans notre service durant une période de 5 ans

Résultats

Parmi  patients suivis pour maladie de crohn  60 patients présentaient une forme pénétrante soit 31,5%. L'âge moyen de nos patients était de 32 ans (14-62 ans ),une légère prédominance masculine  a été noté dans 54% avec un sexe ratio H/F de 1,14. 14 patients soit 23,3% étaient des tabagiques chroniques, 6 patients (10%)  ont subi une appendicectomie, 6 cas de MICI familial (10%), 4 patients avaient un antécédent de tuberculose soit 6,7%.La médiane de la durée d'évolution était de 6 ans (2-15 ans), la localisation iléo-colique était prédominante retrouvée dans 48 cas (80%) ,suivie de la localisation colique dans 6 cas (10%), puis la localisation iléale dans 4 cas (6,7%), et périnéale dans 2 cas (3,3%).Les fistules anales étaient prédominantes retrouvées dans 30 cas (50%),suivies par les fistules entéro-entérales et entéro-cutanés retrouvées dans 14 cas chacunes  soit (23,3%),puis les fistules recto-vaginales dans 3 cas (5 %), les fistules colo-vésicale, entéro-vésicale, et colo-cutané dans 1 cas chacune.  Les fistules étaient multiples dans 30% des cas et associées à une sténose dans 64% des cas. 26 Patients (43,3%) ont été traités médicalement : mis sous azathioprine dans 18 cas (69,2%%), sous Anti-TNF dans 4 cas (15,3%),sous purinethol dans 2 cas (7,6% ), et sous pentasa dans 1 cas . Sous traitement médical l'évolution a été marquée par une cicatrisation complète des fistules dans 18 cas (69,2%) , diminution de débit sans fermeture des fistules dans 2 cas (7,6%), échec du traitement médicale dans 6 cas (23%) avec relais par Anti-TNF dans 2 cas ,et par chirurgie dans 1 cas .La chirurgie d'emblée a été indiquée dans 34 cas (56,7%), la chirurgie a consisté en une résection grélique et cure de fistule anale dans 14 cas chacune (23,3%), en résection iléo-caecale dans 10 cas (16,7%), déconnexion d’une fistule colo- vésicale et grêlo-vésicale dans 1 cas chacune (3,3%), un lambeau vaginal est prévu chez une patiente présentant une fistule recto-vaginale. Parmi les 17 patients opérés 16 cas ont été mis sous IS en post opératoire et 1 cas a été mis sous Anti-TNF, avec bonne évolution.

Discussion

Conclusion

Dans notre étude le recours à la chirurgie était prédominant, mais le traitement médical garde également sa place dans la prise en charge des fistules crohniennes permettant une cicatrisation dans 69,2% des cas traités médicalement.

Remerciements