JFHOD

P.487 - Les tumeurs malignes primitives de l’intestin grêle : aspects cliniques et thérapeutiques

S. Berrad, H. Erraichi, L. Nouiakh, K. Messoudi, K. Oualla, Z. Benbrahim, N. Mellas

Introduction

Les tumeurs malignes de l’intestin grêle sont rares, représentant moins de 2 % des tumeurs digestives. Il s’agit cependant de la première étiologie devant les tumeurs endocrines, les lymphomes ou les tumeurs stromales. Elles sont caractérisées par une hétérogénéité anatomopathologique et une symptomatologie pauvre non spécifique, les moyens d’investigation sont assez pauvres. Ceci entraîne un retard diagnostique et un pronostic assez sévère.

Patients et Methodes

Il s’agit d’une étude rétrospective incluant les patients présentant un cancer du grêle, pris en charge au sein du service d’Oncologie Médicale, sur une période étalée du janvier 2014 au juin 2018.Ce travail a été entrepris en vue d’étudier les particularités épidémiologiques, diagnostiques, thérapeutiques ainsi que les facteurs du cancer de l’intestin grêle et de rapporter notre expérience dans leur prise en charge thérapeutique

Résultats

Quarante et trois cas ont été répertoriés, L’Age des malades était en moyenne de 58,2 ans (37 à 86 ans), Une légère prédominance masculine était notée (le sex ratio H/F de 1,3).20,9 % des patients a été diagnostiqué suite à une complication soit un syndrome occlusif aigu ou une perforation intestinale. La localisation tumorale était dans 23,2 % au niveau du jéjunum,32,5% duodénal et 44,1 % iléale. Sur le plan histologique l¢adénocarcinome était le type le plus fréquemment retrouvait (51,2 %) suivi du carcinome neuroendocrine (27,9% des cas), les tumeurs stromales (16,2% des cas ). La majorité des cas a été diagnostiquée à un stade avancé métastatique (55,8% des cas). Les sites des métastases étaient respectivement : le foie (30,4%), le poumon (16,6%) l¢os et le péritoine (8,3%). Le traitement a été chirurgical dans 44,1 % des cas, Il a consisté en une résection intestinale segmentaire, suivie d’anastomose termino- terminale. Soixante dix neuf pourcent des patients étaient éligibles à un traitement systémique, dont 23,6 % étaient en situation adjuvante et 55,8 % en situation palliative des cas. Le protocole de chimiothérapie dépendait du type histologique et a été dominé par l association 5FU-oxaliplatine dans les carcinomes, tandis que les tumeurs stromales ont reçu les TKI.  Après un recul médian du 52,7 mois, La survie sans progression médiane était de 11,2 mois et la survie globale médiane était de 16,8mois toutes types histologiques confondues.

Discussion

Conclusion

Les tumeurs malignes de l’intestin grêle posent des problèmes diagnostiques du fait de leur rareté et de l’absence de signes cliniques spécifiques. Elles sont souvent des découvertes opératoires à l’occasion d’une complication aigue. Le traitement curatif est la résection chirurgicale quelque soit le type histologique. Le pronostic reste bien réservé en raison du diagnostic tardif de la tumeur.

Remerciements