JFHOD

P.460 - L’œsophagite mycosique chez les sujets VIH séronégatifs : aspects cliniques, endoscopiques, et facteurs de risque de survenue

F. Aboutarik, Y. Chait, A. Ait Errami, S. Oubaha, Z. Samlani, K. Krati

Introduction

L’œsophagite mycosique est l’une des infections opportunistes les plus fréquentes chez les sujets immunodéprimés. Toutefois, cette affection est de plus en plus observée chez les sujets immunocompétents. Dans ce cas, d’autres facteurs de risque devraient alors être recherchés. L’objectif de notre travail est d’évaluer la prévalence de l’œsophagite mycosique , ses aspect clinique et endoscopique, et d’en étudier les facteurs de risque de sa survenue chez les sujets VIH séronégatifs . 

Patients et Methodes

Etude rétrospective menée sur une période d’une année (Septembre 2020 à Septembre 2021), au cours de laquelle on a colligé tous les patients pour lesquels un aspect de candidose œsophagienne a été noté en endoscopie. On a exclu de l’étude les cas d’œsophagite mycosique ayant une sérologie VIH positive

Résultats

Quatre-vingt patients ont été inclus, l’âge moyen était de 55,6 ans [24 -76 ans ], avec prédominance masculine (61% ) . Les manifestations cliniques étaient une dysphagie chez 12,5% des patients, une odynophagie chez 6,25% des patients, un pyrosis ou des régurgitations acides chez 27,5% des cas, des épigastralgies chez 20% des cas . 33,75% des cas (n=27) étaient totalement asymptomatiques. Les aspects endoscopiques retrouvés étaient des dépôts blanchâtres ou des fausses membranes dans la majorité des cas, une œsophagite peptique associée étaient trouvée dans 26% des cas, un processus gastrique dabs 20 % des cas, et une sténose œsophagienne dans 5% des cas . Tous les patients ont été mis sous traitement antifongique. Une FOGD de contrôle était pratiquée dans 90% des patients. Pour les tares associées, 52,5% (n=42) des patients étaient sans antécédents particuliers. Les antécédents pathologiques notés étaient le diabète chez 17,5% des cas, la cirrhose chez 10% des cas , la pathologie néoplasique dans 10% des cas , l’insuffisance rénale chronique chez 7,5% des cas, la pathologie pulmonaire obstructive et les fibroses pulmonaires dans 5% des cas , l’AVC, la pathologie rhumatismale 3,75% des cas . Les facteurs de risque retrouvés étaient le sexe masculin (p=0.05), l’alcoolisme (p=0.02), la corticothérapie générale ou inhalée (p=0.06), l’usage récent des antibiotiques (p=0.05). Les IPP (p=0.34) et les anti-H2 (p=0.25) n’étaient pas significativement associés à l’œsophagite mycosique bien que l’œsophagite peptique soit la lésion endoscopique la plus fréquemment associée.

Discussion

Conclusion

Pour conclure, il est remarquable que l’œsophagite mycosique chez les sujets VIH séronégatifs doit faire rechercher d’autres facteurs de risque pouvant favoriser sa survenue. En revanche, elle peut être également présente chez le sujet immunocompétent vue que 52,5% des cas étaient des sujets sains . 

Remerciements