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Thématique :
- Pancréas/Voies biliaires
Originalité :
Réexamen
Solidité :
A confirmer
Doit faire évoluer notre pratique :
Dans certains cas
 
 
Nom du veilleur :
Docteur Marine CAMUS DUBOC
Coup de coeur :
 
 
Gastroenterology
  2017/11  
 
  2017 Nov;153(5):1284-1294.e1.  
  doi: 10.1053/j.gastro.2017.07.019.  
 
  Long-term Risk of Pancreatic Malignancy in Patients With Branch Duct Intraductal Papillary Mucinous Neoplasm in a Referral Center.  
 
  Pergolini I, Sahora K, Ferrone CR, Morales-Oyarvide V, Wolpin BM, Mucci LA, Brugge WR, Mino-Kenudson M, Patino M, Sahani DV, Warshaw AL, Lillemoe KD, Fernández-Del Castillo C  
  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28739282  
 
 

Abstract

BACKGROUND & AIMS:

Little is known about the development of branch duct intraductal papillary mucinous neoplasms (BD-IPMNs). We evaluated long-term outcomes of a large cohort of patients with BD-IPMNs to determine risk of malignancy and define a subset of low-risk BD-IPMNs.

METHODS:

We performed a retrospective analysis of data from 577 patients with suspected or presumed BD-IPMN under surveillance at the Massachusetts General Hospital. Patients underwent cross-sectional imaging analysis at 3 months or later after their initial diagnosis. The diagnosis of BD-IPMN was based on the presence of unilocular or multilocular cysts of the pancreas and a non-dilated main pancreatic duct (<5 mm). We collected demographic, clinical, and pathology data. Cysts were characterized at the time of diagnosis and during the follow-up period. Follow-up duration was time between initial cyst diagnosis and date of last visit or death for patients without development of pancreatic cancer, date of surgery for patients with histologically confirmed malignancy, or date of first discovery of malignancy by imaging analysis for patients with unresectable tumors or who underwent neoadjuvant treatment before surgery. The primary outcome was risk of malignancy, with a focus on patients followed for 5 years or more, compared with that of the US population, based on standardized incidence ratio.

RESULTS:

Of the 577 patients studied, 479 (83%) were asymptomatic at diagnosis and 363 (63%) underwent endoscopic ultrasound at least once. The median follow-up time was 82 months (range, 6-329 months) for the entire study cohort; 363 patients (63%) underwent surveillance for more than 5 years, and 121 (21%) for more than 10 years. Malignancies (high-grade dysplasia or invasive neoplasm) developed after 5 years in 20 of 363 patients (5.5%), and invasive cancer developed in 16 of 363 patients (4.4%). The standardized incidence ratio for patients with BD-IPMNs without worrisome features of malignancy at 5 years was 18.8 (95% confidence interval, 9.7-32.8; P < .001). One hundred and eight patients had cysts ≤1.5 cm for more than 5 years of follow-up; only 1 of these patients (0.9%) developed a distinct ductal adenocarcinoma. By contrast, among the 255 patients with cysts >1.5 cm, 19 (7.5%) developed malignancy (P = .01).

CONCLUSIONS:

In a retrospective analysis of patients with BD-IPMNs under surveillance, their overall risk of malignancy, almost 8%, lasted for 10 years or more, supporting continued surveillance after 5 years. Cysts that remain ≤1.5 cm for more than 5 years might be considered low-risk for progression to malignancy.

 

 
Question posée
 
La connaissance actuelle de l’histoire naturelle des TIPMP des canaux secondaires est biaisée par des séries chirurgicales rétrospectives et des études observationnelles, avec des périodes de surveillance médiane courtes, et par conséquent, la détermination du potentiel malin des TIPMP des canaux secondaires est souvent limitée au-delà de 5 ans. Cette information est pourtant essentielle. Les guidelines de l’AGA recommandent d'arrêter la surveillance après 5 ans, tandis que d'autres recommandations n'ont pas donné de point final à la surveillance. Le critère de jugement principal de cette étude rétrospective monocentrique portant sur 577 patients, ayant une TIPMP des canaux secondaires suspectée, suivis en médiane 82 mois (6-329) était le risque de malignité, en mettant l'accent sur les patients suivis pendant 5 ans ou plus, par rapport à ceux de la population américaine, sur la base d'un ratio d'incidence standardisé.
 
Question posée
 
Le risque global de malignité en cas de TIPMP des canaux secondaires était de 8%. Ce risque perdurait à hauteur de 5,5% chez les patients suivis pendant plus de 5 ans, avec pour 4,4% d’entre eux un cancer invasif. Trente-cinq pour cent des patients suivis à plus de 5 ans et ayant développé une tumeur maligne ne présentaient aucun symptôme, et le diagnostic ou la décision d'opérer était fait uniquement par imagerie ou endoscopie. Ce qui contribue à maintenir la surveillance après 5 ans. Cependant pour les patients ayant des kystes dont la taille demeure inférieure ou égale à 1,5 cm pendant plus de cinq ans pourraient être considérés comme présentant un faible risque d'évolution vers une affection maligne, en effet, parmi les 108 patients ayant des kystes pancréatiques <1,5 cm et qui sont restés ainsi pendant plus de 5 ans, seulement 1 patient a développé un cancer du pancréas, et il s'agissait d'un adénocarcinome distinct des lésions kystiques.
 
Commentaires

Les limites de cette étude sont l'absence de confirmation histologique du diagnostic de TIPMP chez les patients n'ayant pas subi de résection, la nature rétrospective de l'étude et la petite taille de la population. Mais cette étude nous apporte tout de même des arguments solides pour encourager une surveillance continue au-delà de 5 ans après le diagnostic initial. 

 
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