JFHOD

CO.153 - Pancréatites aiguës récidivantes et rectification du diagnostic étiologique initial

E. Barbin, C. Desgrange, B. Anon, A. Charlès, P. Merle, L. d'Alteroche, B. Scotto, D. Moussata

Introduction

 Actuellement il est recommandé de réaliser une écho-endoscopie (EE) et une IRM dans les pancréatites considérées comme idiopathiques après un bilan de première intention ou en cas de récidive. La récidive de pancréatites aigües (PA) est un évènement sous-estimé en pratique clinique avec une proportion de 9,5 à 30%, selon les études. Peu d’études ont pris en compte le taux de modifications de l’étiologie initiale et ses causes. L’objectif de notre étude est de caractériser les pancréatites aigües récidivantes (PAR) et les pancréatites idiopathiques. Enfin, une analyse des bonnes pratiques concernant le bilan étiologique et les examens complémentaires a été réalisée. 

Patients et Methodes

De janvier 2014 à Décembre 2016, les patients ayant présenté une pancréatite aigüe ont été sélectionnés rétrospectivement. Les données clinico-biologiques et radiologiques ont été analysées. Les facteurs de risque de récidive de pancréatite ont été recherchés par Régression Logistique en comparant la population avec et sans récidive. Une analyse en sous-groupe a également été réalisée comparant les récidives avec et sans modification étiologique. 

Résultats

443 patients ont été hospitalisés pour pancréatite et 271 patients ont été sélectionnés pour un premier épisode de pancréatite aiguë. Après une durée de suivi moyen de 33,9 ± 23,5 mois (range, 0-76), 36 (13%) patients ont récidivé dans un délai moyen de 14,6 ± 12,3 mois (range, 4-40). Les principales causes de pancréatites simples (PS) et récidivantes (PAR) étaient lithiasiques, alcooliques et idiopathiques (53%, 17%, 13% vs 41,7%, 36%, 11%, respectivement) En analyse univariée, les facteurs de risque de récidive étaient un IMC <25 kg/m2, le sexe masculin, la consommation d’alcool et de cannabis et le tabagisme. Dans le groupe PAR, l’étiologie initiale a été modifiée chez 13 patients (13/36, 36%), principalement due à l’écho-endoscopie (11/13, 84% vs 2/23, 8.6% groupe avec vs sans modification (p=0.007), respectivement) et ce particulièrement en cas de PR d’origine alcoolique (4/13, 30%). On notait 35 pancréatites idiopathiques malgré l’absence de bilan complet dans la moitié des cas.

 

Discussion

Conclusion

Dans la moitié des PAR, le bilan est incomplet alors que quand l’écho-endoscpie était réalisée, l’étiologie initiale était modifiée dans plus d’un tiers des PAR. Par conséquent, il paraît essentiel de compléter le bilan étiologique incluant l'écho-endoscopie en particulier chez les hommes fumeurs avec une consommation d'alcool.

Remerciements