JFHOD

P.296 - Particularités pédiatriques de l’entéropathie exsudative : à propos de 9 cas

L. Gargouri, L. Abdennadher, M. Hsairi, I. El Aoud, W. Feki, Z. Mnif, Y. Hentati, A. Mahfoudh

Introduction

L’entéropathie exsudative (EE) désigne une perte excessive de protéines plasmatiques dans le tube digestif.  Quand cette perte dépasse la capacité de synthèse de l’organisme, les taux sériques de protéines circulantes diminuent. Ainsi, une hypoalbuminémie avec œdèmes est souvent observée. L’examen clinique et les explorations endoscopiques digestives occupent des places centrales dans l’orientation et le diagnostic étiologiques.

Patients et Methodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, étalée sur 9 ans (2009-2018), colligeant tous les cas d’entéropathie exsudative suivi dans un service de Pédiatrie Générale.

Résultats

Neuf cas d’EE ont été colligés avec un âge moyen de 6 ans au moment du diagnostic. Il s’agit de 5garçons et 4 filles.

Les circonstances de découverte étaient des douleurs abdominales récurrentes avec diarrhée chronique (5 cas), syndrome œdémateux à type d’œdème des membres inferieurs avec pleurésie et péricardite (1 cas), ictère avec prurit (1 cas) , arthralgie avec tableau abdominal et taches purpurique (1 cas) , un lymphœdème avec érysipèle a répétition  (1 cas).

L’électrophorèse des protéines plasmatiques  a révélé une hypoalbuminémie  dans tous les cas avec un taux moyen à 23g/l. La clairance de l’ α1 antitrypsine était augmentée dans tous les cas avec un taux moyen de 34ml/24h.

La fibroscopie œsogastroduodénale a été pratiquée dans six cas révélant un aspect en faveur d’une duodénite congestive et œdémateuse associé a une gastrite antrale (1 cas), une pangastrite nodulaire ulcérée (1 cas) et un aspect normal (3 cas), un duodénum siège de dépôts blanchâtres avec des zones congestives associée a un ulcère bulbaire (1cas) .

L’examen anatomopathologique des biopsies a montré une lymphangiectasie duodénale dans 4 cas et un aspect d’atrophie villositaire stade 3b de Marsh dans un cas.

Il s’agit d’une EE secondaire à une lymphangiectasie intestinale primitive (3 cas), une lymphangiomatose diffuse (1 cas), une intervention de Fontan (2 cas), une maladie cœliaque (1 cas), un purpura rhumatoïde (1 cas) et une hyperthyroidie (1 cas). 

Discussion

Conclusion

L’EE est caractérisée par la diversité de mécanismes en cause. Le clinicien doit suivre une stratégie de diagnostic étiologique bien établit afin de déterminer la cause pour pouvoir prescrire rapidement le traitement spécifique de la maladie ou du mécanisme causal en plus de la prise en charge symptomatique.  

Remerciements