JFHOD

P.73 - Préparation colique fractionnée au polyéthylèneglycol versus schéma unique classique : laquelle améliore la qualité de la coloscopie ?

E. Bel Hadj Mabrouk, Y. Zaimi, M. Ayari, S. Ayadi, K. El Jeri, Y. Said, L. Mouelhi, R. Debbeche

Introduction

Une bonne coloscopie, en tant qu’outil de dépistage et de traitement, dépend largement de la qualité de la préparation intestinale. Il n’existe pas de standard quant au schéma de préparation. Cela dépend largement de la référence du prescripteur. On se propose de comparer les schémas fractionné et unique en utilisant le PEG comme soluté de préparation.

Matériels et méthodes

Une étude rétrospective (N = 120) a comparé la qualité de la préparation intestinale en utilisant une préparation de polyéthylène glycol (PEG) à dose fractionnée (2L la veille et 2 L le matin) ou à dose unique (4 litres la veille). Tous les patients ayant subit une coloscopie dans l’unité d’endoscopie digestive du service de gastro-entérologie dans les 6 mois s’étendant de Janvier 2018 à Juin 2018 ont été colligés.

Résultats

120 patients ont été étudiés. Une nette prédominance féminine a été notée (sex ratio H/F=0,42). L’âge moyen de nos patients était de 63 ans (25-88 ans). Les principaux antécédents étaient le diabète chez 53,3% des patients et l’hypertension artérielle chez 40%. Les indications de la coloscopie ont été dominées par la douleur abdominale avec une constipation (30%), suivi par l’exploration d’une anémie (10%). Tous les patients ont eu une préparation colique par 4 litres de PEG. Le choix entre un schéma standard (4 litres la veille, soit 2L de 20H à 22H, puis 2L de 23H à 1H) ou fractionnée (2L la veille et 2L le matin) a été laissé aux patients. 36,7 % ont choisi la préparation standard en un seul temps. Le score de Boston (BBPS) a été calculé chez tous les patients durant la coloscopie. 56,7 % avaient une mauvaise qualité de préparation (BBPS <6). Les patients n’ayant pas eu une coloscopie totale à cause de la mauvaise préparation (33,3%) ont refait l’examen dans les 2 jours suivant la première endoscopie profitant ainsi de la première préparation qui a été optimisée. La comparaison entre le type de préparation reçue et la qualité de la préparation obtenue a montré une meilleure préparation colique chez les patients ayant eu une préparation fractionnée sans que la différence ne soit significative (p=0,864).

Discussion

Conclusion

Le choix d’une préparation colique en un temps ou en deux temps est généralement lié à la tolérance des patients. Bien que des études aient montré la supériorité du schéma fractionné pour avoir une bonne préparation, cela n’a pas été démontré dans notre étude ce qui nous laisse penser à l’existence d’autres facteurs influençant la qualité de la préparation colique. 

Remerciements