JFHOD

P.239 - Profil épidémiologique, clinique et endoscopique des œsophagites : à propos de 400 cas

S. Bouamama, S. Abouelhak, M. Tahiri Joutei Hassani, F. Haddad, W. Hliwa, A. Bellabah, W. Badre

Introduction

L’œsophagite est l’une des principales lésions endoscopiques du tractus digestifs supérieur. L’étiologie est dominée par les œsophagites peptiques en raison de la fréquence du reflux gastro-œsophagien, à côté de celles-ci on retrouve les œsophagites infectieuses qui surviennent essentiellement sur un terrain d’immunodéficience. L’objectif du travail est de décrire le profil épidémiologique, clinique et endoscopique des œsophagites.

Patients et Methodes

Etude rétrospective  descriptive réalisée entre janvier 2017 et  juin 2019 au cours de laquelle 400 cas sont colligés.

Résultats

Durant la période d’étude, nous avons colligés 400 cas, ayant un âge moyen de 48 ans avec des extrêmes entre 14 et 103 ans. Une prédominance masculine est notée (252 de hommes versus 148 femmes) avec un sexe ratio de 1.7. Les épigastralgies et les vomissements étaient les principales indications de la FOGD dans 40.9% des cas suivi des signes de reflux gastro-œsophagien dans 24% des cas. Le siège préférentiel des œsophagites était le tiers inférieur dans 198 des cas et une hernie hiatale a été associée  dans 32 cas. Les œsophagites peptiques occupaient le premier rang de la pathologie œsophagienne avec 273 cas. La sévérité de l’atteinte était appréciée par la classification de Savary et Miller qui a retrouvé une œsophagite stade I dans 48% des cas, stade II dans 22.5% des cas, stade III dans 17.5% des cas et le stade IV dans 12% des cas dont 27 avaient un endobrachyoesophage et 6 autres une sténose peptique. Les œsophagites caustiques occupaient la 2eme place avec 80 cas, les lésions ont été appréciées selon la classification de Dicostanzo qui avait noté une œsophagite stade I dans 23.75% des  cas, stade IIa dans 14% des cas, stade IIb dans 53.75% des cas, stade IIIa dans 7.5% des cas et 1 seul cas de stade IIIb. Les autres étiologies ont été représentées par les  œsophagites candidosiques avec 45 cas dont 6 étaient suivi pour infection rétrovirale et les œsophagites à éosinophiles avec 2 cas de sexe masculin.

Discussion

Conclusion

La fréquence des œsophagites peptiques justifie l’intérêt d’une surveillance vu le  risque rare mais grave d’évolution vers l’endobrachyoesophage et l’adénocarcinome.

Remerciements