JFHOD

P.331 - Profil étiologique et prise en charge thérapeutique des sténoses oesophagiennes organiques

I. Nakhcha, I. Benelbarhdadi, A. Fz.

Introduction

Les sténoses œsophagiennes peuvent être bénignes ou secondaires à un processus malin. Le principal moyen thérapeutique est la dilatation endoscopique.

L’objectif de ce travail est d’identifier les principales étiologies des sténoses œsophagiennes organiques dans notre contexte marocain. Et rapporter notre expérience de la prise en charge thérapeutique.

Matériels et méthodes

 Etude rétrospective descriptive de tous les cas de sténoses œsophagiennes organiques bénignes ou malignes, dilatées.Sur une période de  26 ans de 1990 à 2017.Critères d’exclusion : Les sténoses fonctionnelles principalement l’Achalasie et  les troubles moteurs œsophagiens.

Résultats

Le nombre total des patients suivis pour sténose œsophagienne organique, ayant bénéficié au moins d’une dilatation sont au nombre de 541. L’âge moyen était de 44,15 ans [1an et 89ans]. Le sexe ratio F/H était de 0,9. 527 patients avaient consulté pour une dysphagie soit 97,4%. Les symptômes associés à la dysphagie étaient l’odynophagie dans 22 (4,6%) cas, la dysphonie chez 5 (0,9%) malades et une hémorragie digestive haute dans 12 (2,2%) cas. Le délai moyen du diagnostic était de 747 jours soit environ 2 ans [1jour – 10ans].Les étiologies étaient : Les sténoses peptiques chez 209 (38,6%) patients, le Syndrome de Plumer-Vinson dans 142 (26,2%) cas, les sténoses caustiques chez 61 (11,3%) malades, post-opératoires dans 60 (11,1%) cas, les sténoses Tumorales chez 53 (9,8%) malades et les sténoses post-radiques chez 9 (1,6%) patients. Les étiologies rares étaient 3 cas de sténose iatrogène par sonde gastrique, mycosique chez 2 patients, une sclérodermie et une atteinte œsophagienne sténosante de la maladie de Crohn.

Tous nos patients ont bénéficié d’un traitement endoscopique.La dilatation était essentiellement réalisée à l’aide des bougies de Savary Gilliard dans 91,7%, par l’endoscope dans 7,2% et par ballonnet dans 1,1%. Le succès immédiat de la procédure a été noté dans 95% des cas avec au contrôle immédiat bon passage. La durée moyenne de suivi était de 34,5 mois soit environ 3 ans [0- 26 ans]. Le taux de récidive était de 38,6% (209 patients) avec un délai moyen de récidive de 20 mois (1 et 45 mois). Le nombre moyen de séances de dilatation par patient était de 3,2 séances pour tous les types de sténoses confondues. Nous avons eu recours à des prothèses œsophagiennes métalliques chez 19 patients et 34 patients ont été opérés (6,3%). Les complications de la dilatation étaient très rares, nous avons eu deux cas de perforation soit 0,4%.

 

Discussion

Conclusion

Les sténoses organiques les plus fréquentes dans notre série étaient les sténoses peptiques suivies du syndrome de Plummer Vinson. La dilatation endoscopique constitue une méthode thérapeutique simple, sûre et efficace, même si parfois elle nécessite la répétition du geste pour obtenir un résultat fonctionnel satisfaisant. Le taux de succès immédiat de la procédure était de 95% et les complications étaient très rares 0,4%.

Remerciements