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CO0 - Quel est le pronostic des tumeurs endocrines digestives métastatiques bien différenciées à MIB-1 élevé ?

Hentic Olivia, Couvelard A, Kianmanesh R, O'toole D, Levy P, Sauvanet A, Bedossa P, Belghiti J, Ruszniewski Philippe
Introduction

La différenciation tumorale est un facteur pronostique majeur des tumeurs endocrines digestives (TED). L'index de prolifération cellulaire ( % de cellules marquées par l'anticorps MIB-1) est varié dans les TED métastatiques et sa valeur pronostique n'est pas établie. Ainsi, certains carcinomes bien que différenciés ont un MIB-1 élevé (≥ 10 %).

But : déterminer le pronostic des TED métastatiques bien différenciées à MIB-1 élevé (≥ 10 %).

 

Patients et Méthodes

Tous les malades ayant eu des métastases d'une TED de 06/94 à 03/04 étaient inclus dans cette étude rétrospective. Ils étaient séparés en 3 groupes en fonction de l'histologie (OMS 2000) des métastases : groupe B (bien différenciées-MIB-1 < 10 %), groupe M (moyennement différenciées ou bien différenciées-MIB-1 ≥ 10 %), groupe P (peu différenciées). Le siège des primitifs et des métastases, les différents traitements reçus, la durée du suivi ou le décès étaient colligés. La survie était étudiée selon Kaplan-Meier.

 

Résultats

49 malades étaient inclus (groupe B = 20, M = 15, P = 14). Le sex ratio (H/F) était statistiquement différent dans les 3 groupes (respectivement : 15/5, 7/8, 4/10 ; p < 0,02). L'âge médian était similaire (respectivement : 53, 50, 55 ans). La tumeur primitive était pancréatique dans respectivement 40 % (B), 67 % (M) et 50 % (P) des cas (NS). Tous les malades avaient des métastases hépatiques ; 20 %, 40 % et 21 % d'entre eux avaient des métastases extra-hépatiques (NS). Dans le groupe P, 13 des 14 malades (92 %) étaient traités en 1ère ligne par chimiothérapie de type VP16-cisplatine ;  5 (38 %) avaient une maladie contrôlée (réponse ou stabilisation) pendant 4 mois. Dans le groupe M, 9 malades sur 15 (60 %) avaient reçu VP16-cisplatine dont 3 en 1ère ligne permettant un contrôle de la maladie dans 55 % des cas.

Le pourcentage de malades décédés dans chaque groupe était respectivement de 5, 33 et 64 %.

L'analyse de la survie montrait que les malades du groupe M avaient un pronostic « intermédiaire » entre le groupe B et le groupe P (test du Logrank ; p < 0,0001).

Différenciation /durée (mois)

4

8

12

24

36

48

Groupe B

100

100

94

94

94

94

Groupe M

100

100

100

92

68

*