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Thématique :
- Colo-proctologie
Originalité :
Intermédiaire
Solidité :
Intermédiaire
Doit faire évoluer notre pratique :
Dans certains cas
 
 
Nom du veilleur :
Docteur Patrick DELASALLE
Coup de coeur :
 
 
The American Journal of Gastroenterology
  2018/06  
 
  2018 Jun;113(6):906-912.  
  doi: 10.1038/s41395-018-0087-7.  
 
  Recurrent Acute Pancreatitis Significantly Reduces Quality of Life Even in the Absence of Overt Chronic Pancreatitis.  
 
  Coté GA, Yadav D, Abberbock JA, Whitcomb DC, Sherman S, Sandhu BS, Anderson MA, Lewis MD, Alkaade S, Singh VK, Baillie J, Banks PA, Conwell D, Guda NM, Muniraj T, Tang G, Brand R, Gelrud A, Amann ST, Forsmark CE, Wilcox CM, Slivka A, Gardner TB  
  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29867178  
 
 

Abstract

OBJECTIVES:

The impact of recurrent acute pancreatitis (RAP) on quality of life (QOL) is unknown. We hypothesized that RAP would reduce QOL even in the absence of chronic pancreatitis (CP).

METHODS:

Data were pooled from three prospective, cross-sectional studies conducted across 27 U.S. centers (the North American Pancreatitis Studies); these included subjects with chronic pancreatitis (n = 1086), RAP alone (n = 508), and non-disease controls (n = 1025). QOL was measured using the Short Form 12 (SF-12), generating a Physical Component Summary (PCS) and the Mental Component Summary score (MCS). Multivariable regression models were developed to measure the effect of RAP on QOL, the predictors of lower QOL in those with RAP, and the differential effect QOL predictors between CP and RAP.

RESULTS:

Compared to controls (51.0 ± 9.4), subjects with RAP (41.1 ± 11.4) and CP (37.2 ± 11.8) had lower PCS (p < 0.01). Subjects with CP had lower PCS compared to those with RAP (p < 0.01). Similarly, MCS was lower among RAP (44.6 ± 11.5) and CP (42.8 ± 12.2) subjects compared to controls (51.7 ± 9.1, p < 0.01). Subjects with CP had lower MCS compared to those with RAP (p < 0.01). After controlling for independent predictors of PCS, RAP was associated with lower PCS (estimate -8.46, p < 0.01) and MCS (estimate -6.45, p < 0.0001) compared to controls. The effect of endocrine insufficiency on PCS was differentially greater among RAP subjects (-1.28 for CP vs. -4.9 for RAP, p = 0.0184).

CONCLUSIONS:

Even in the absence of CP, subjects with RAP have lower physical and mental QOL. This underscores the importance of identifying interventions to attenuate RAP before the development of overt CP.

 

 
Question posée
 
Quel est l’impact des pancréatites aiguës à répétition sur la qualité de vie en l’absence de pancréatite chronique ?
 
Question posée
 
La qualité de vie physique et mentale est abaissée, par rapport à un groupe contrôle, dans cette étude prospective.
 
Commentaires

Il est démontré, dans la pancréatite chronique, une baisse de la qualité de vie mais seules des études de faibles effectifs ont montré une baisse de la qualité de vie chez les patients n’ayant pas de pancréatite chronique. Dans cette étude ancillaire de l’étude prospective multicentrique américaine sur la pancréatite aiguë (North American Pancreatitis Studies (NAPS)), les auteurs ont recherché un impact éventuel des pancréatite aiguës à répétition (PAR) sur la qualité de vie. 569 PAR ont été comparées à 1195 pancréatites chroniques et 1109 personnes bien portantes correspondant au groupe témoin. Deux scores ont été utilisés, le premier le Physical Component Summary score (PCS) avec plus de composantes physiques et le Mental Component Summary score (MCS) avec plus de composantes psychiques. Le PCS et le MCS sont significativement abaissés par rapport au groupe témoin mais restent supérieurs aux patients porteurs de pancréatite chronique. Le groupe des patients présentant des PAR associe des patients débutant une pancréatite chronique mais n’ayant pas les critères morphologiques en l’absence d’histologie et surtout un groupe avec un retard diagnostic (lithiases occultes, alcool, hypertriglycéridémie, causes génétiques etc…) ce qui fait en fait le principal intérêt de cette étude. Lors d’un PAR ont doit de nouveau chercher une étiologie permettant une meilleur prise en charge.

 
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