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Thématique :
- Pancréas/Voies biliaires
Originalité :
Intermédiaire
Solidité :
A confirmer
Doit faire évoluer notre pratique :
Pas encore
 
 
Nom du veilleur :
Docteur Marine CAMUS DUBOC
Coup de coeur :
 
 
Gastroenterology
  2018/04  
 
  2018 Apr;154(5):1380-1390.e5.  
  doi: 10.1053/j.gastro.2017.12.001.  
 
  Regular Use of Aspirin or Non-Aspirin Nonsteroidal Anti-Inflammatory Drugs Is Not Associated With Risk of Incident Pancreatic Cancer in Two Large Cohort Studies.  
 
  Khalaf N, Yuan C, Hamada T, Cao Y, Babic A, Morales-Oyarvide V, Kraft P, Ng K, Giovannucci E, Ogino S, Stampfer M, Cochrane BB, Manson JE, Clish CB, Chan AT, Fuchs CS, Wolpin BM  
  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29229401  
 
 

Abstract

BACKGROUND & AIMS:

Use of aspirin and/or non-aspirin nonsteroidal anti-inflammatory drugs (NSAIDs) reduces the risk of several cancers, but it is not clear if use of these drugs is associated with risk of pancreatic cancer.

METHODS:

We evaluated aspirin and non-aspirin NSAID use and risk of pancreatic adenocarcinoma in 141,940 participants from the Health Professionals Follow-up Study and Nurses' Health Study using multivariable-adjusted Cox proportional hazards regression. We considered several exposure classifications to model differing lag times between NSAID exposure and cancer development. We also conducted a nested case-control study of participants from 3 prospective cohorts using conditional logistic regression to evaluate pre-diagnosis levels of plasma salicylurate, a major metabolite of aspirin, in 396 pancreatic cancer cases and 784 matched individuals without pancreatic cancer (controls).

RESULTS:

In the prospective cohort study, 1122 participants developed pancreatic adenocarcinoma over 4.2 million person-years. Use of aspirin or non-aspirin NSAIDs was not associated with pancreatic cancer risk, even after considering several latency exposure classifications. In a pre-planned subgroup analysis, regular aspirin use was associated with reduced pancreatic cancer risk among participants with diabetes (relative risk, 0.71; 95% CI, 0.54-0.94). In the nested case-control study, pre-diagnosis levels of salicylurate were not associated with pancreatic cancer risk (odds ratio, 1.08; 95% CI, 0.72-1.61; Ptrend 0.81; comparing participants in the highest quintile with those in the lowest quintile of plasma salicylurate).

CONCLUSIONS:

Regular aspirin or non-aspirin NSAID use was not associated with future risk of pancreatic cancer in participants from several large prospective cohort studies. A possible reduction in risk for pancreatic cancer among people with diabetes who regularly use aspirin should be further examined in preclinical and human studies.

 

 
Question posée
 
Il a été montré que l’aspirine peut réduire le risque de survenue de certains types de cancer, de même que les AINS. Une association entre l’incidence du cancer du pancréas et l'utilisation régulière d'aspirine et/ou d'AINS reste mal définie. L'identification d’agents « préventifs » contre le cancer du pancréas serait d'une grande importance compte tenu de son taux de mortalité extrêmement élevé notamment chez des patients prédisposés à ce cancer.
 
Question posée
 
Dans deux cohortes de soignants d’Amérique du nord, 141 940 participants répondaient aux critères d'inclusion et près de 32% étaient des utilisateurs réguliers d'aspirine. Au total, 1122 de ces participants ont développé un adénocarcinome pancréatique sur plus de 4,2 millions de personnes-années de suivi. L'utilisation régulière d'aspirine ou d'AINS n'était pas associée au risque de cancer du pancréas. Le seul résultat positif apparaissait pour une analyse de sous-groupe : l'utilisation régulière d'aspirine était associée à une réduction du risque de cancer du pancréas chez les participants diabétiques.
 
Commentaires

Les résultats de cette étude prospective menée sur un grand nombre de participants confirment les résultats des études précédentes dans lesquelles aucun lien n’avait été mis en évidence entre prise d’aspirine et incidence du cancer du pancréas.

Les limites de cette étude résident essentiellement dans la population étudiée biaisée correspondant à deux cohortes de soignants américains et dans le fait que la fréquence de prise des AINS (comprimés/semaine), n’était pas disponible pour ces deux cohortes au contraire de l’aspirine.

L'association entre la prise régulière d’aspirine et la réduction du risque de cancer du pancréas chez les personnes atteintes de diabète a été mise en évidence dans une analyse de sous-groupe dans cette étude par ailleurs négative, donc peu de conclusion possible. Cette notion devra être confirmée dans des études complémentaires avant de conclure et de proposer cette prophylaxie à nos patients.

 
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