JFHOD

P.185 - Traitement endoscopique de l’association de trouble moteur œsophagien et gastrique : séries de cas de cardiomyotomie et pyloromytomie endoscopique ou DUAL-POEM

L. Monino, J.M. Gonzalez, V. Lestelle, V. Vitton, M. Barthet

Introduction

La cardiomyotomie endoscopique ou E-POEM a montré un profil de sécurité et d’efficacité dans le traitement des troubles spastiques œsophagien.  Les récentes études sur le G-POEM suggèrent une bonne efficacité et un bon profil de sécurité dans le traitement de la gastroparésie. Récemment, dans la littérature, Il semblerait qu’il puisse exister une corrélation entre les troubles moteurs œsophagiens et la gastroparésie. Nous rapportons ici le cas de quatre patients ayant un trouble moteur œsophagien et gastrique qui ont été traités par E-POEM et G-PEOM en deux procédures distinctes. 

Patients et Methodes

L’évaluation préthérapeutique des quatre patients était composée d’une manométrie à haute résolution confirmant un trouble moteur oesophagien et d’une scintigraphie de vidange gastrique confirmant la gastroparésie. L’ordre de réalisation des procédures (E-POEM ou G-POEM) était dépendant du symptôme majeur du patient. Les deux procédures étaient espacées d’au moins six mois. Pour les troubles spastiques oesophagiens, l’efficacité clinique était jugée sur l’amélioration du score d’Eckardt après la procédure E-POEM. Pour la gastroparésie, l’efficacité clinique était jugée sur l’amélioration des résultats de la scintigraphie et l’amélioration du score GCSI.

Résultats

L’amélioration clinique était rapportée chez tous les patients avec une diminution du score d’Eckardt pour les troubles moteurs œsophagiens et une diminution du score GCSI. Il n’y a eu aucune complication au décours des deux gestes. Ces cas rapportés suggèrent qu’il est possible de réaliser un E-POEM et un G-POEM chez le même patient en deux procédures distinctes.

Discussion

Conclusion

L’association des deux pathologies ne semble pas contre-indiquer la réalisation des procédures de myotomie endoscopique connues. La possibilité de la coexistence de troubles moteurs œsophagien et gastrique devrait faire modifier les pratiques pré-thérapeutiques avec réalisation d’un bilan incluant une scintigraphie gastrique, une manométrie à haute résolution et une pHimpédancemétrie à tous les patients avec un trouble moteur digestif. 

Remerciements