JFHOD

P.174 - Traitement endoscopique des varices gastriques par colle biologique : étude comparative selon la localisation

S. Baghdadi, D. Trad, M. Sabbah, A. Ouakaa Kchaou, H. Elloumi, N. Bibani, D. Gargouri

Introduction

Le traitement des varices gastriques (VG) varie en fonction de la localisation de celles-ci (selon la classification de Sarin). Le traitement  peut ainsi reposer soit sur l’injection de colle biologique (N-butyl-2-cyanoacrylate) ou sur la ligature endoscopique. Le but de notre étude était d’évaluer l’efficacité du traitement par colle biologique des VG en fonction de leur localisation.  

Patients et Methodes

Il s’agit d’une étude rétrospective s’étalant de janvier 2010 à septembre  2019, colligeant tous les patients hospitalisés pour hémorragie digestive haute par rupture de varices gastriques, et traités par injection endoscopique de colle biologique (N-butyl-2-cyanoacrylate (Glubran®). Les patients ont été répartis selon la localisation des VG : groupe 1 : VG GOV 2 et groupe 2 VG non GOV 2 (GOV 1, IGV 1 ou IGV 2). Les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, biologiques, endoscopiques, thérapeutiques et évolutives ont été comparées entre les deux groupes (SPSS 21, p significatif si < 0,05).  

Résultats

Ont été réalisés 39 encollages chez 28 patients, répartis en 16 hommes et 12 femmes et avec sex-ratio 1.33, d’âge moyen de 59.11 [20-86 ans]. Le suivi moyen était de 42 mois.

Le groupe 1 comportait 18 patients (64,3%) et le groupe 2 comportait 10  Patients (35,7%) répartis comme suit GOV1  6 patients  (21,4%)  IGV  3 patients (10,7%) IGV 2 un patient (35%).L’étiologie de l’HTP était comparable entre les deux groupes (p=0.2)

Des stigmates de saignement récent étaient  retrouvés chez  50% des patients, neuf  d’entre eux avaient des GOV  2 (64,8%).

La quantité de colle biologique utilisée était en moyenne  1.6 cc dans le groupe 1 versus 1.7 dans le groupe 2 (p=0.7).

 Une hémostase endoscopique immédiate a été obtenue dans  100% des cas dans les deux  groupes Aucune complication a type d’embolie ou de bactériémie n’a été notée, et ce dans les deux groupes.

L’évolution était marquée par  la récidive hémorragique  chez 8 patients (28.6%)  (groupe 1 : 5 patients : et groupe 2 : 3 patients) chez ces derniers toutes varices gastriques étaient de type GOV 1 avec p = 0.1).

Trois patients sont décédés, tous porteurs de GOV  2  hémorragiques responsables d’insuffisance circulatoire.  

Discussion

Conclusion

D’après notre étude,  le traitement par colle biologique des VG est efficace et ce, quelque soit la localisation de celles-ci. Cependant, la mortalité liée à l’HH par rupture de VG de type GOV2 semblent être de pronostic plus sévère.

Remerciements