Œsophage/Estomac

Intérêt de la chimiothérapie post...

P.087 - Intérêt de la chimiothérapie post-opératoire dans les adénocarcinomes gastriques opérés ypT0-3N0 : une étude rétrospective multicentrique de l’AGEO

C. Juin, L.J. Palmieri, C. Gallois, S. Philonenko, P. Artru, I. Trouilloud, P. McLellan, A. de Malet, C. Coutzac, C. Smolenschi, O. Dubreuil, D. Deutsch, I. Baumgaertner, P. Danion, E. Rigault, R. Coriat

Introduction

Pembrolizumab en première ligne plus...

P.063 - Pembrolizumab en première ligne plus chimiothérapie versus chimiothérapie dans le cancer avancé de l’œsophage : résultats d’efficacité, de tolérance et de qualité de vie à plus long terme de l’étude de phase III KEYNOTE-590

J.P. Metges, K. Kato, J.M. Sun, M. Shah, P. Enzinger, A. Adenis, T. Doi, T. Kojima, Z. Li, S.B. Kim, B.C. Cho, W. Mansoor, S.H. Li, P. Sunpaweravong, M.A. Maqueda, G. Buchschacher, P. Bhagia, L. Shen, S. Shah

Introduction

Etude de l’association entre l’utilisation...

P.023 - Etude de l’association entre l’utilisation des inhibiteurs de la pompe à protons et la survenue de complications infectieuses et métaboliques en service de réanimation et surveillance continue pédiatrique

E. Lacotte, J. Montreuil, I. Goyer, D. Brossier, M. Jokic

Introduction

Evaluer le rôle des Inhibiteurs de la pompe à protons (IPPs) dans la survenue d’infections nosocomiales (IN) et d’hyponatrémie.

Patients et Methodes

Etude de cohorte rétrospective monocentrique au sein du service de réanimation et surveillance continue du CHU de Caen de patients pédiatriques (<18 ans) inclus du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018 et répartis en 2 groupes : prise d’IPP et non-IPP

Résultats

Autolyse par ingestion caustique : est-elle...

P.014 - Autolyse par ingestion caustique : est-elle une épidémie silencieuse pendant le Covid-19 ?

S. Djedanoum, I. Hiba, F.Z. Elrhaoussi, M. Tahiri, F. Haddad, W. Hliwa, A. Bellabah, W. Badre

Introduction

La pandémie de SARS-COV 2 aurait entrainé un climat anxiogène et dépressif.  Les tentatives au suicide par ingestion caustique chez l’adulte ont été enregistrées pendant les confinements. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’incidence d’ingestion de ces substances, d’identifier les groupes à risque et décrire les aspects endoscopiques des lésions observées

Patients et Methodes

Société Savante des Maladies et Cancers de l'Appareil Digestif

Domaine concerné
Thérapeutique

Degré d'innovation
Faible

Avancement
Validé

Impact patient

Impact soin
Important

Intérêt

Arrivée dans la pratique
Immédiat

Rédacteur
Professeur Frank ZERBIB

Enthousiasme

À la une 27/01/2022

Dysphagie post-fundoplicature : ne pas se précipiter pour dilater… !

Après fundoplicature pour reflux gastro-œsophagien, 5 à 10 % des patients développent une dysphagie invalidante. Les études rétrospectives montrent que les dilatations pneumatiques peuvent améliorer 50 à 60 % des patients.

 

Une équipe hollandaise a mené une étude randomisée contrôlée comparant une dilatation au ballonnet de 35 mm à une procédure fictive (« sham ») chez 42 patients présentant une dysphagie persistante après fundoplicature. Les taux de succès thérapeutique (défini par un score d’Eckardt inférieur à 4) étaient identiques dans le groupe dilatation (33 %) et le groupe « sham » (38 %). Il n’existait pas non plus de différence dans les paramètres manométriques post-procédures, ni dans les évaluations effectuées à l’aide de scores symptomatiques et de qualité de vie. Les auteurs concluent qu’il n’est pas justifié de proposer des dilatations pneumatiques dans ce contexte.

 

Commentaires
 

Cette étude est très intéressante car c’est la première étude randomisée qui évalue l’efficacité des dilatations dans les dysphagies post-fundoplicatures.

 

A première vue, les résultats sont sans appel et doivent faire abandonner cette technique dont on rappelle qu’elle ne peut être proposée que si un problème « mécanique » ou « anatomique » au niveau du montage a pu être éliminé : hernie para-œsophagienne, migration intrathoracique de la valve, « slipped » Nissen. Ces complications sont évaluées par transit baryté ou mieux par TDM avec opacification digestive. Les dilatations ne s’adressent donc en théorie qu’aux patients chez qui une « hypercorrection » est suspectée (valve trop serrée). Dans l’étude hollandaise, seule une petite minorité de patients avaient un syndrome d’obstruction de la jonction oeso-gastrique, associant pression de relaxation intégrée (PRI) élevée en manométrie et/ou stase œsophagienne significative à 5 min sur le transit œsophagien minuté. Les dilatations ont donc été proposées dans cette étude majoritairement à des patients sans « hypercorrection » avérée ce qui peut expliquer l’absence de différence avec la procédure fictive. De plus, le taux non négligeable de succès des dilatations « fantômes » peut faire évoquer une proportion importante de patients avec dysphagie fonctionnelle.


En conclusion, en cas de dysphagie post-fundoplicature, avant de se précipiter sur les dilatations, il faut éliminer une complication anatomique et documenter une obstruction fonctionnelle de la jonction œso-gastrique (par manométrie et transit œsophagien minuté), seule situation dans laquelle les dilatations peuvent se discuter. Dans ces cas, il faut privilégier les dilatations avec des ballonnets de 30 et 35 mm, semblables à ceux utilisés dans l’achalasie.

Références
 
Titre :

Dysphagie post-fundoplicature : ne pas se précipiter pour dilater… !

Titre original :

Pneumatic dilation for persistent dysphagia after antireflux surgery, a multicentre single-blind randomised sham-controlled clinical trial

Auteurs :

Schuitenmaker et al

Source(s) :

Article

Revue :

Gut

Références biblio. :

Gut . 2022 Jan;71(1):10-15. doi: 10.1136/gutjnl-2020-322355.

Liens utiles
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Société Savante des Maladies et Cancers de l'Appareil Digestif

Domaine concerné
Thérapeutique

Degré d'innovation
Important

Avancement
Validé

Impact patient

Impact soin
Faible

Intérêt

Arrivée dans la pratique
Immédiat

Rédacteur
Docteur Pauline JOUET

Enthousiasme

À la une 28/07/2021

Faut-il diminuer les FODMAPs en cas de RGO ?

Dans cette étude randomisée ouverte multicentrique française, l’efficacité d’un régime pauvre en FODMAPs a été comparée aux conseils hygiéno-diététiques standards (principalement une diminution des aliments riches en graisse, de l’alcool et du café et une suréélévation de la tête du lit) chez des patients ayant un RGO réfractaire aux inhibiteurs de la pompe à protons (IPP).

 

Les patients inclus devaient avoir un score évalué par le  Reflux Disease Questionnaire (RDQ ) > 3 et une pH-impédancemétrie anormale sous double dose d’IPP. 

 

Trente et un patients (55 % de femmes, âge médian 45 ans) ont été inclus, 16 randomisés dans le groupe régime pauvre en FODMAPs et 15 dans celui de conseils diététiques standards pendant 4 semaines. La compliance au régime était bonne, les patients dans le groupe d’alimentation pauvre en FODMAPs ingérant significativement moins de FODMAPs que dans le groupe avec des conseils standards (2,5g vs 13g , P<0,001).


Il n’y avait pas de différence de taux de réponses (score RDQ ≤3) entre les deux groupes (6/16, 37.5 % sans FODMAPs vs 3/15, 20 % conseils standards ; p = 0.43), ce score diminuant de façon significative dans le temps dans les 2 groupes.  Le  RDQ score total et le sous-score de dyspepsie diminuaient significativement dans les deux groupes, (p = 0.002), sans difference entre les deux régimes (p = 0.85). Les paramètres de pH-impédancemétrie n’ont pas été modifiés dans les 2 groupes. Par contre, on note une diminution significative de l’IBS-SS score dans le groupe pauvre en FODMAPs et pas dans celui avec des conseils standards, certains patients souffrant de également de symptômes liés à un syndrome de l’intestin irritable (SII) associé.


Les auteurs concluent que les conseils diététiques standards et le régime pauvre en FODMAPs ont des effets bénéfiques mais limités sur les symptômes de RGO chez les patients réfractaires aux IPP.

 

Commentaires
 

Les options thérapeutiques non chirurgicales existantes pour les patients ayant un RGO réfractaire aux IPP sont actuellement limitées, ont une efficacité incertaine et de potentiels effets secondaires comme pour le baclofène ou les anti-dépresseurs. Le rôle de l’alimentation et en particulier des lipides comme facteur déclenchant du RGO est bien connu, et passe par de multiples mécanismes physiopathologiques.


Il existe aussi plusieurs arguments pour un rôle éventuel de l’ingestion d’hydrates de carbone. Leur arrivée dans le grêle terminal ralentit la vidange gastrique, et augmente le temps de transit. Cet effet est médié par la fermentation bactérienne colique, possiblement par la production d’acides gras volatils. La fermentation bactérienne peut aussi induire une relaxation gastrique proximale, une augmentation du nombre de relaxation transitoires du sphincter inférieur de l’œsophage et du nombre d’épisodes de reflux.


Les auteurs ont supposé qu’un régime pauvre en FODMAPs, en diminuant l’arrivée dans le côlon d’hydrates de carbone et donc de substrats à la fermentation bactérienne, pourrait diminuer les symptômes de RGO. Dans cette étude effectuée chez des patients ayant un RGO réfractaire au traitement médical, les conseils diététiques standards amélioraient autant les symptômes de RGO qu’un régime pauvre en FODMAPs, avec un effet modéré dans les deux groupes. Si cette étude est négative, il en reste cependant que certains patients ayant un RGO réfractaire au traitement médical sont améliorés par les conseils diététiques standards, le régime pauvre en FODMAPs devant n’être proposé qu’aux patients gênés par les symptômes liés au SII souvent associés au RGO.

Références
 
Titre :

Faut-il diminuer les FODMAPs en cas de RGO ?

Titre original :

Low FODMAPs diet or usual dietary advice for the treatment of refractory gastroesophageal reflux disease: An open- labeled randomized trial

Auteurs :

Pauline Rivière, Blandine Vauquelin, Emiliane Rolland, Chloé Melchior, Sabine Roman, Stanislas Bruley des Varannes, François Mion, Guillaume Gourcerol, Sylvie Sacher-Huvelin, Frank Zerbib

Source(s) :

Article

Revue :

Neurogastroenterology & Motility

Références biblio. :

Neurogastroenterol Motil. 2021 May 29;e14181. doi: 10.1111/nmo.14181

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