Pancréas/Voies biliaires

Les maladies auto-immunes associées à la...

P.296 - Les maladies auto-immunes associées à la cholangite biliaire primitive : à propos de 42 cas

H. El Abbassi, H. Aouroud, A. Ait Errami, S. Oubaha, Z. Samlani, K. Krati

Introduction

La cholangite biliaire primitive anciennement appelée cirrhose biliaire primitive (CBP) est une maladie inflammatoire chronique cholestatique de siège intra hépatique, de mécanisme auto-immun, qui détruit progressivement les petits et moyens canaux biliaires intra-hépatiques, caractérisée par la présence dans le sérum des patients d’anticorps anti-mitochondries très spécifiques

Le drainage biliaire endoscopique dans le...

P.293 - Le drainage biliaire endoscopique dans le traitement palliatif des tumeurs de Klatskin : résultats et facteurs associés au succès ou à l'échec

S. Rokhsi, T. Addajou, S. Mrabti, A. Benhamdane, A. Sair, A. Touibi, R. Berraida, I. El Koti, F. Rouibaa, A. Benkirane, H. Seddik

Introduction

La tumeur de Klatskin est un cholangiocarcinome qui se développe à partir des canaux biliaires droit ou gauche et de la partie supérieure de la voie biliaire principale (VBP). Elles sont habituellement diagnostiquées à un stade avancé inopérable, et leur pronostic est extrêmement mauvais. Le drainage biliaire est proposé en situation palliative et comporte un risque élevé de complications infectieuses. 

Intérêt pronostique de la volumétrie et de...

P.291 - Intérêt pronostique de la volumétrie et de la morphologie de la nécrose pancréatique encapsulée évaluées par scanner avant drainage endoscopique

P.A. Massad, J. Winkler, G. Louis, A.D. Le Goffic, L. Heyries, M. Barraud, P. Sage, P. Ah-Soune, P. Grandval

Introduction

La prise en charge de la nécrose pancréatique encapsulée (WON) requérant un drainage endoscopique est complexe et nécessite d’identifier des facteurs radiologiques pronostiques. Notre objectif était de déterminer sur le scanner avant drainage si la volumétrie et les extensions anatomiques des WON nécessitant un drainage endoscopique étaient des facteurs prédictifs du nombre de nécrosectomies endoscopiques.

Matériels et méthodes

Société Savante des Maladies et Cancers de l'Appareil Digestif

Domaine concerné
Thérapeutique

Degré d'innovation
Moyen

Avancement
Validé

Impact patient

Impact soin
Important

Intérêt

Arrivée dans la pratique
Confirmation

Rédacteur
Docteur Louis DE MESTIER

Enthousiasme

À la une 07/12/2021

Optimisation du FOLFIRINOX chez les patients atteints de cancer pancréatique métastatique

La chimiothérapie par FOLFIRINOX est l’un des traitements de référence des patients ayant un cancer pancréatique métastatique (CPm).

 

La neurotoxicité cumulative limitante de l’oxaliplatine justifie d’évaluer son optimisation par des stratégies de stop-and-go et séquentielle. Dans cette étude de phase II non comparative, 276 patients ont été randomisés pour recevoir soit 6 mois de FOLFIRINOX (bras A), soit 4 mois de FOLFIRINOX suivi d’une maintenance par LV5FU2 en cas de contrôle tumoral et possible reprise du FOLFIRINOX en cas de progression (bras B), soit une alternance de gemcitabine et FOLFIRI.3 (FIRGEM) tous les 2 mois (bras C), en première ligne de traitement pour un CPm.


Le taux de survie sans progression (SSP) à 6 mois était de 47,1 % dans le bras A, et l’objectif pré-spécifié de SSP à 6 mois était atteint dans le bras B (42,9%) mais pas dans le bras C (34,1 %). La médiane de SSP était de 6,3 mois dans le bras A, 5,7 mois dans le bras B (ou 6,9 mois en prenant en compte la réintroduction du FOLFIRINOX après maintenance par LV5FU2 chez 34,5 % des patients) et 4,5 mois dans le bras C. La médiane de survie globale (SG) était respectivement de 10,1, 11,2 et 7,3 mois, et le taux de réponse objective était respectivement de 37,3 %, 35,8 % et 28,4 %. Le taux de neurotoxicité de grade 3/4 était de 10,2 % dans le bras A ; il était plus élevé (19,8 %) dans le bras B, en rapport avec une dose-intensité plus élevée d’oxaliplatine, mais était atteint plus tardivement. Le temps médian avant détérioration de la qualité de vie était plus long dans le bras B (11,4 mois) que dans les bras A (7,2 mois) et C (7,5 mois).

 

Commentaires
 

Cette étude randomisée française est la première à avoir évalué la chimiothérapie de maintenance chez les patients traités pour un CPm. En alternative au schéma classique de 6 mois consécutifs de FOLFIRINOX, une maintenance par LV5FU2 est faisable et efficace chez les patients contrôlés après 4 mois de chimiothérapie d’induction. En effet, les durées de SSP et SG et les taux de réponse objective étaient similaires dans les bras A et B. Dans le bras B, le taux de neurotoxicité était supérieur mais le délai avant détérioration de la qualité de vie était prolongé. A l’inverse, la stratégie séquentielle FIRGEM avait une efficacité plus faible. Au total, ces résultats encouragent l’utilisation d’une maintenance par LV5FU2 en cas de contrôle tumoral après chimiothérapie d’induction, notamment car la possibilité de réintroduction du FOLFIRINOX à progression pourrait permettre de retarder l’introduction d’une seconde ligne de chimiothérapie, potentiellement moins efficace. Cette stratégie a fait l’objet d’une récente actualisation du TNCD (niveau de recommandation : grade B).


Si les stratégies de maintenance apparaissent pertinentes dans le CPm, c’est aussi parce qu’une pause thérapeutique complète est difficilement envisageable du fait de de la crainte d’une progression rapide et difficilement contrôlable. La faisabilité d’une maintenance par capécitabine, pouvant diminuer la fréquence des visites à l’hôpital et améliorer la qualité de vie, pourrait être évaluée. L’avenir des stratégies de maintenance pourrait également reposer sur le ciblage d’anomalies moléculaires. Dans l’étude POLO, l’olaparib a montré un avantage de SSP en cas de mutation germinale des gènes BRCA1/2, en maintenance après contrôle sous FOLFIRINOX. Néanmoins, le comparateur était un placebo et les résultats auraient pu être différents en comparaison au LV5FU2, dont l’étude PANOPTIMOX nous montre la pertinence. Le ciblage d’anomalies moléculaires somatiques (BRCA1/2, PALB2, système MMR) est également en cours d’évaluation.

 

Références
 
Titre :

Optimisation du FOLFIRINOX chez les patients atteints de cancer pancréatique métastatique

Titre original :

Randomized Phase II Trial Evaluating Two Sequential Treatments in First Line of Metastatic Pancreatic Cancer: Results of the PANOPTIMOX-PRODIGE 35 Trial

Auteurs :

Dahan L, Williet N, Le Malicot K, Phelip JM, Desrame J, Bouché O, Petorin C, Malka D, Rebischung C, Aparicio T, Lecaille C, Rinaldi Y, Turpin A, Bignon AL, Bachet JB, Seitz JF, Lepage C, François E; PRODIGE 35 Investigators/Collaborators.

Source(s) :

Article

Revue :

Journal of Clinical Oncology

Références biblio. :

J Clin Oncol . 2021 Oct 10;39(29):3242-3250. doi: 10.1200/JCO.20.03329

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