CNPHGE

Le CNPHGE s’exprime sur le PLFSS 2026 Suite au vote par l’Assemblée Nationale du PLFSS 2026 et au mouvement de contestation des professionnels libéraux qui fait suite, le Conseil National Professionnel d’Hépatogastroentérologie rappelle les éléments fondamentaux suivants.

L’exercice de la médecine en France, repose sur deux piliers indispensables et complémentaires, la médecine hospitalière et la médecine libérale. Cet équilibre dans l’organisation du système de santé, largement plébiscité par les patients et les usagers, doit être préservé, notamment dans l’allocation des ressources. 

C’est cette organisation qui permet de garantir à tout un chacun, un accès équitable à des soins de qualité, la proximité des acteurs et surtout la liberté dans le choix de son praticien. 

La place du médecin dans la société doit être préservée et son indépendance professionnelle garantie notamment la liberté de prescription, contrepartie de la responsabilité médicale. L’exercice médical doit être économiquement viable et pour cela les actes médicaux doivent être valorisés à leur juste valeur et non pas refléter uniquement ce que la société peut y consacrer. 

La liberté d’installation n'est pas un privilège corporatiste mais l’essence même de notre système libéral ; elle conditionne l'attractivité de l’exercice médical pour les plus jeunes. Toute remise en question de ce principe ne ferait que décourager les vocations et aggraverait à terme l’accès aux soins sans régler le problème des déserts médicaux. 

Dans ce climat tendu de démographie médicale, le cumul emploi-retraite des séniors doit être encouragé et valorisé, car il y a là une ressource disponible importante et une réelle volonté d’être utile et de bien faire. 

Avec le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques, les besoins de santé augmentent inexorablement fragilisant le financement de notre système qui n’est plus à la hauteur des besoins réels de la population. Des réformes structurelles volontaristes et pérennes sont nécessaires. 

La grève des médecins n’est donc ni corporatiste, ni idéologique ; les médecins ne sont pas des fraudeurs. Il faut rompre avec les contraintes administratives, les mesures coercitives unilatérales prises sans concertation et renoncer à un encadrement toujours plus sévère tout à la fois, de l’installation, de l’organisation du travail, de la tarification et de la prescription, bref un système de santé bureaucratique et centralisé.

Les médecins attendent au contraire une relation fondée sur la confiance, la responsabilité et la liberté. 

Dans ce contexte le CNPHGE se félicite de la reprise du dialogue et appelle à la finalisation des négociations actuelles dans un climat positif de confiance et de responsabilité réciproque. 

Dr Patrice PIENKOWSKI, 

Président du CNPHGE